Si la mosquée et l'école Saint-Malo sont voisines depuis longtemps, l'objectif de cette activité était de renforcer le lien social qui les unit.

Jardiner pour tisser des liens avec la communauté musulmane

Symbole du rapprochement entre la communauté de l'école Saint-Malo, dans le quartier Saint-Sauveur, et celle de la Mosquée de la Capitale, des élèves ont participé jeudi à une activité de verdissement en plantant des arbustes entre les édifices voisins.
L'idée de planter eux-mêmes les arbustes aux couleurs variant selon les saisons et aux odeurs agréables emballait plusieurs enfants lorsqu'ils ont mis le pied dehors. Si la mosquée et l'école Saint-Malo sont voisines depuis longtemps, l'objectif de cette activité était de renforcer le lien social qui les unit.
Trois ans après avoir semé la première graine de son projet, Nancy Fall le voit enfin sortir de terre. Avec sa collègue Sara Paquet, l'enseignante en francisation dans cette école qui accueille beaucoup de réfugiés, elle croit qu'il s'agit d'une occasion de renforcer l'esprit de communauté. L'attentat de janvier à la Grande mosquée de Québec a certainement renforcé son sentiment de tisser des liens avec la mosquée située juste à côté de l'école.
«J'ai beaucoup d'élèves musulmans dans ma classe. Après l'attentat, on dirait que les enfants ont réalisé qu'il y avait une différence, alors qu'avant ils ne se voyaient pas différents. Ça a fait une petite onde de choc», a raconté celle qui voit en ce geste symbolique l'occasion d'ouvrir le dialogue.
La députée de Taschereau, Agnès Maltais, a tenu à souligner le travail de l'école Saint-Malo et des autres partenaires dans ce projet. «Tout le monde ensemble, on travaille pour les enfants», a-t-elle dit aux organisateurs réunis pour l'occasion.
Les plantes, choisies méticuleusement par le consultant en environnement et urbanisme Sébastien St-Onge, seront entretenues cet été par les enfants qui participeront à l'école d'été de la Mosquée de la Capitale.