Parmi les projets inclus dans le programme triennal d’immobilisations, la réhabilitation et la réfection de chaussées et le réaménagement de la route de l’Église (photo) en rue conviviale nécessitent 83,2 millions $.

Investissements en hausse, dette en baisse

Le programme triennal d’immobilisations (PTI) de la Ville de Québec est le plus important des 10 dernières années avec un investissement de 1,9 milliard $, en hausse de 12,5 %.

Il est costaud, le programme d’investissements 2019-2020-2021. Celui qu’on appelle par son petit nom PTI est gonflé à bloc par des immobilisations majeures en transport collectif, qui accapare 26 % des investissements. 

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Le Réseau de transport de la Capitale a besoin de 281 millions $ pour le maintien et le développement du réseau. À cela, il faut ajouter 215 millions $ qui serviront au lancement du réseau structurant de transport en commun (tramway), indique le président du RTC, le conseiller Rémy Normand. «Cet argent permettra de réaliser les plans et devis et de développer le dossier d’affaires pour aller en appel d’offres.»

Parmi les autres projets majeurs, tous sont déjà connus. Ainsi, 105 millions $ seront investis sur trois ans dans la construction du centre de biométhanisation; 82,4 millions $ permettront de faire lever de terre le centre de glaces de Sainte-Foy; et la réhabilitation et la réfection de chaussées et le réaménagement de la route de l’Église en rue conviviale nécessitent 83,2 millions $. Le conseiller Normand souligne que la Ville fait le choix de mettre un peu moins d’argent dans l’asphalte au cours des trois prochaines années.

Les deux tiers du 1,9 milliard $ sont payés comptant ou financés par des programmes du gouvernement. Le tiers restant est financé par des emprunts. 

Le maire de Québec a, une fois de plus, insisté sur l’avantage de payer comptant une grande partie des immobilisations (126 millions $ en 2019). «Ça nous permet d’avoir une marge de manoeuvre pour investir massivement dans des projets d’avenir, tout en contrôlant la dette», a expliqué Régis Labeaume.

De façon générale, le maire se réjouit des finances de la Ville. «C’est le résultat de la rigueur qu’on s’est donné et ça nous permet de réinvestir et de réinjecter 3 % de plus dans les services.» 

Parallèlement, son administration poursuit la diminution de la dette avec une baisse de 28,6 millions $. Cela permet de maintenir le ratio de la dette en bas de la cible maximale de 20 % du budget de fonctionnement. Ce ratio s’établira à 15,4 % en 2019. La dette nette de 1,5 milliard $ est en baisse de 77,9 millions $ depuis 2016. Elle se situe près de la médiane des grandes villes tant pour la richesse foncière que pour les revenus totaux de fonctionnement.

«L’endettement demeure élevé, mais découle essentiellement des investissements élevés en immobilisations», note le service des finances.