«Je veux pas m’ingérer dans la campagne fédérale, mais évidemment que je souhaite que ça avance un petit peu plus vite», a lancé M. Legault jeudi. Dans un discours prononcé au Congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), M. Legault a fait valoir que le gouvernement fédéral n’est pas très «haute vitesse» dans ce dossier.

Internet haute vitesse: Legault fait pression sur le fédéral [VIDÉO]

Le premier ministre François Legault demande au gouvernement fédéral d’accélérer la cadence afin de l’aider à brancher tous les foyers du Québec à Internet haute vitesse d’ici 2022. Un montant global de 500 millions $ est attendu d’Ottawa.

«Je veux pas m’ingérer dans la campagne fédérale, mais évidemment que je souhaite que ça avance un petit peu plus vite», a lancé M. Legault jeudi. Dans un discours prononcé au Congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), M. Legault a fait valoir que le gouvernement fédéral n’est pas très «haute vitesse» dans ce dossier.

Le premier ministre s’est défendu de ne pas avoir avancé depuis son élection il y a un an dans le branchement des communautés rurales. «On a répertorié tous les besoins», a-t-il fait valoir. 

Il explique que son gouvernement lancera bientôt des projets de branchement à la haute vitesse en deux vagues. «Il y a un certain nombre de projets qui sont éligibles au programme fédéral. C’est un peu spécial, mais ceux-là, on va les passer en deuxième. Ceux qui ne sont pas éligibles, on va les passer tout de suite. Mais au total, on va couvrir tout le monde», assure-t-il. 

En campagne électorale l’an dernier, la Coalition avenir Québec (CAQ) prévoyait une enveloppe de 400 millions $ pour parvenir à ses fins. Aujourd’hui, M. Legault parle davantage de 500 millions $ et il s’attend à une contribution équivalente de la part des entreprises privées de télécommunication (Bell, Vidéotron, Telus, etc.), de même que de la part du gouvernement fédéral. 

La contribution de chacun variera selon les projets, mais «au total, ça revient à peu près, à un tiers, un tiers, un tiers», évalue M. Legault. L’objectif est que les citoyens qui vivent en région éloignée ou en milieu rural paient un tarif comparable à celui des grandes villes pour avoir accès à Internet haute vitesse. 

Même s’il entend des promesses semblables depuis 2003, Jacques Demers, président de la FQM, garde espoir. «Je pense réellement qu’on avance.» 

Il réclame toutefois que les deux paliers de gouvernement travaillent ensemble et fassent confiance aux municipalités, qui connaissent bien leur territoire, pour établir les besoins. «Ce qu’on demande, aussi bien au fédéral qu’au provincial, c’est de mettre ensemble cet argent-là», indique-t-il.

Le programme fédéral actuel Brancher pour innover prévoit une enveloppe 500 millions $ pour brancher 300 collectivités à travers tout le Canada. Jusqu’à présent, le sujet ne s’est pas imposé dans la campagne électorale fédérale en cours. 

Pacte fiscal

Le premier ministre François Legault et la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest ont reçu un accueil très chaleureux jeudi de la part de centaines de maires et mairesses du Québec. Au cours des derniers jours, le gouvernement du Québec et les municipalités se sont entendus pour signer un pacte fiscal de cinq ans. 

«C’est le meilleur pacte qu’on n’a pas eu depuis au moins une quinzaine d’années», s’est réjoui Jacques Demers. Ce pacte comprend un transfert représentant un point de la TVQ, une demande chère au monde municipal, qui permettra aux villes de réduire leur dépendance à l’impôt foncier. 

L’entente comprend également plusieurs mesures qui favorisent les régions, comme la création du Fonds régions et ruralité et une bonification du programme de partage des redevances sur les ressources naturelles. 

Le gouvernement Legault a également consenti à donner aux municipalités une enveloppe de 200 millions $ pour 2019-2020 afin de les aider dans leurs travaux de voirie locale.