Les personnes arrêtées pour attroupement illégal lors du G7 étaient de passage jeudi matin devant la cour municipale de Québec.

Interdits d’accès au centre-ville de Québec plus d’un mois après le G7

Plus d’un mois après le G7, les personnes arrêtées pour attroupement illégal sont toujours soumises à de sévères conditions qui leur interdisent l’accès au centre-ville.

Les huit co-accusés étaient de passage jeudi matin devant la cour municipale, où leur avocate a reçu la preuve de la poursuite.

Yannick St-Jacques Lauriault est l’un de ceux qui ont été arrêtés et détenus «préventivement» pendant trois jours pour attroupement illégal, même si la manifestation se déroulait pacifiquement. «On voit c’est quoi vivre dans un pays libre et démocratique», a-t-il laissé tomber après sa comparution. 

Le jeune homme déplore les sévères conditions qui lui ont été imposées, dont celle de respecter un large périmètre de sécurité. «J’habite à Québec, et je n’ai pas le droit d’aller au centre-ville. Je suis restreint dans mes mouvements, en plus de m’être fait confisquer des objets, dont un sac à dos», dénonce celui qui juge la poursuite «extrêmement rigide». «Le G7 est fini! C’est un peu ridicule, ils n’ont aucune raison de me garder dans des conditions comme celles-là.»

À l’instar de M. St-Jacques Lauriault, Lynda Forgues croit qu’elle a été arrêtée et détenue pour justifier «l’étalage de la sécurité», qui, faut-il le rappeler, a coûté pas moins de 400 millions $. Elle ne comprend pas non plus pourquoi elle doit toujours respecter un périmètre de sécurité un mois et demi après le G7. «Ils ont le marteau pesant. C’est particulier à Québec en termes de répression», déplore Mme Forgues.

Les dossiers de Mme Forgues et de ses co-accusés ont été fixés au 13 septembre pour orientation.