Les ressortissants belges Kevin Timmermans et Maïté Lequeux ont obtenu un permis de travail et des cartes d’assurance-maladie pour leurs enfants, Noah et Mia.

Interdit de travail, le couple belge de retour au boulot

Interdits de travail au Québec pendant six mois, le couple formé des ressortissants belges Kevin Timmermans et Maïté Lequeux peut maintenant respirer un peu plus à l’aise alors que Kevin a repris le boulot depuis quelques semaines avec en poche un permis de travail de deux ans.

«J’ai repris mon travail d’employé d’entrepôt chez Latulippe au début du mois de janvier après avoir obtenu un nouveau permis de travail. Je l’ai eu grâce au certificat de sélection du Québec que j’ai reçu dans la semaine de Noël avec l’aide du bureau du député François Blais», explique Kevin au Soleil.

Maïté, elle retournera travailler pour le fabricant de capteurs à fibre optique Opsens. «Elle pourra recommencer au mois de mai, quand notre dernière née, Mia, aura six mois et pourra avoir une place en garderie», explique le jeune père.

La durée du permis de travail permettra également à la petite famille de compléter ses démarches afin de devenir résidente permanente du Canada, une demande à laquelle elle devrait avoir une réponse d’ici un an.

Autre bonne nouvelle, Mia et son grand frère Noah auront également droit à la carte d’assurance-maladie même si leurs parents doivent encore payer leurs propres frais médicaux. «C’est pratique pour les vaccins et tous les soins dont les enfants ont besoin», indique Kevin.

«Au moins, il y a un salaire qui entre. On peut remettre le compte à flot et payer les factures qui s’étaient accumulées durant les six mois où on n’avait pas le droit de travailler», poursuit celui qui s’est installé à Québec avec sa famille depuis octobre 2013.

Élan de sympathie

La publication de l’histoire du couple Timmermans-Lequeux dans Le Soleil en octobre 2017 avait suscité un élan de sympathie dans la population, qui a trouvé plusieurs façons de les aider. «Le cabinet de dentiste que fréquente mon fils a décidé de tout prendre ses traitements à sa charge», souligne Kevin, ajoutant que même des résidents de Montréal et de la Montérégie ont été touchés par son histoire.

«Il y a un camionneur de Valleyfield qui avait lu l’article sur Internet et qui voulait m’aider. Il me disait de l’aviser si j’avais des problèmes avec mon véhicule, car il avait accès à des pièces à bon prix. Récemment, la direction assistée de mon camion est tombée en panne et je l’ai appelé. Il m’a dit d’amener le camion au garage et quand je suis revenu, tout avait été réparé, pas seulement la direction assistée, et le camionneur avait payé toute la facture!» raconte Kevin, reconnaissant envers ce bienfaiteur.

«On commence à voir la lumière au bout du tunnel et bientôt, on pourra dire ‘‘tout est bien qui finit bien’’. Dans quelques mois, on aura la réponse pour le statut de résidents permanents et ça, c’est comme un permis de conduire que tu peux renouveler aux cinq ans», conclut celui qui avait toujours rêvé de faire sa vie au Québec.