Le président irlandais Michael D Higgins et sa femme Sabrina regardent le vice-président américain Mike Pence, accompagné de sa femme Karen, signer le livre des visiteurs à Aras an Uachtarain, à Dublin, en Irlande, mardi. Aras an Uachtarain est la résidence officielle du président ou de la présidente de l'Irlande.

En déplacement en Irlande, Mike Pence dort dans un hôtel... Trump

WASHINGTON - Le vice-président américain Mike Pence, actuellement en déplacement en Irlande, a choisi de dormir dans un club de golf appartenant à Donald Trump, suscitant une vive polémique sur l’utilisation des fonds publics.

Le «Trump International Golf Links & Hotel» est situé à Doonbeg, sur la côte ouest de l’Irlande, à environ 300 km de Dublin où ont lieu les rencontres officielles du vice-président.

Interrogé sur ce choix qui a suscité de vives critiques dans le camp démocrate, Marc Short, chef de cabinet de M. Pence a expliqué que la décision avait été prise sur une «suggestion», pas «un ordre», de M. Trump.

Comme pour tous les déplacements officiels du président et du vice-président, les frais sont pris en charge par l’État. M. Short a cependant précisé que le vice-président prendrait personnellement en charge les frais pour sa mère et sa soeur qui voyagent avec lui.

Le chef de cabinet de M. Pence a par ailleurs souligné que la famille du vice-président était originaire de Doonbeg, et aussi assuré que ce choix était à de nombreux égards plus pratique. «Le Secret Service a déjà protégé cette propriété (pour le président), donc ils connaissent les lieux», a-t-il avancé.

L’élu démocrate de Californie Ted Lieu a vivement dénoncé cette décision.

«Mike Pence, vous avez prêté serment pour protéger la constitution, pas Donald Trump», a-t-il tweeté. «Transférer l’argent du contribuable au président en dormant dans cette propriété de Trump, c’est de la corruption».

L’utilisation par Donald Trump et les membres de son équipe ou de son gouvernement des différentes propriétés qu’il possède à travers le monde fait l’objet de critiques récurrentes.

Le président américain a annoncé fin août qu’il envisageait d’organiser le prochain du sommet du G7, qui aura lieu aux États-Unis, dans l’un de ses clubs de golf, à Doral, près de Miami en Floride.

«C’est un endroit formidable», a-t-il avancé, tout en assurant qu’il n’en tirerait aucun bénéfice personnel.

Ces déclarations ont provoqué une levée de boucliers et entraîné l’ouverture d’une enquête parlementaire par l’opposition démocrate.