À la veille de la Saint-Valentin, des roses sont bien en vue dans les étalages de Sydney, en Australie.

Alerte aux arnaques de la Saint-Valentin

L'amour en ligne peut coûter cher: l'an dernier, des Canadiens à la recherche de l'âme soeur se sont fait arnaquer pour plus de 14 millions $, rapporte la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
À l'occasion de la Saint-Valentin, la GRC y va de plusieurs mises en garde à tous ceux qui cherchent l'amour sur des sites de rencontres et divers médias sociaux.
Elle rapporte qu'en 2016, 689 victimes ont perdu plus de 14,3 millions $ aux mains de prétendants fraudeurs.
La force policière fédérale explique leur modus operandi: les arnaqueurs se créent un faux profil en ligne dans les sites de rencontres et les médias sociaux dans le but de gagner l'affection et la confiance de leurs victimes. Ils tissent des liens sur une période prolongée afin de susciter la confiance de leur proie.
En général, plus la confiance est solide, plus l'arnaque rapporte, relève la GRC.
Elle dresse ainsi une liste de signes potentiellement louches, qui devraient susciter la méfiance.
D'abord, il faut être sur ses gardes lorsqu'un inconnu vous déclare son amour en ligne, indique-t-on.
Il faut aussi se méfier lorsqu'une personne prétend vivre dans les environs, mais travaille à l'étranger.
C'est aussi le cas lorsqu'une personne prétend se trouver dans une situation urgente, par exemple la maladie d'un proche, et demande de l'aide pour payer des soins médicaux, entre autres choses.
La GRC avise de ne jamais envoyer d'argent, peu importe les raisons évoquées.
Arnaques en Australie et en Asie
L'amour sera peut-être dans l'air le 14 février, jour de la Saint-Valentin, mais les autorités australiennes, malaisiennes et singapouriennes demandent aux esseulés de se méfier des arnaques en augmentation.
En Australie, les arnaques aux rencontres amoureuses coûtent aux victimes plus cher que toute autre forme d'escroquerie et les plus de 45 ans sont particulièrement vulnérables, a prévenu lundi la Commission australienne de la concurrence et de la consommation (ACCC).
Les fraudeurs se servent souvent des réseaux sociaux, en particulier de Facebook, pour contacter leurs victimes.
En 2016, 4.100 Australiens ont pris contact avec le service d'alerte aux arnaques de l'ACCC pour signaler des escroqueries. Il en a coûté aux victimes plus de 25 millions de dollars australiens (18 millions d'euros).
Les signalements concernant ce type d'arnaque ont augmenté de plus d'un tiers l'année dernière.
«Les escrocs du romantisme sont de plus en plus manipulateurs alors si vous allez sur internet en ce jour de la Saint-Valentin pour rechercher l'amour, il est absolument vital que vous sachiez reconnaître les signes d'alerte», dit Delia Rickard, vice-présidente de l'ACCC dans un communiqué.
«Les voleurs mettent sur pied des profils très crédibles, y compris en s'emparant de l'identité de personnes de confiance. Si vous rencontrez quelqu'un qui a l'air trop beau pour être vrai, faites un peu de recherches pour voir si c'est du solide», ajoute Mme Rickard.
Son service conseille en particulier de se méfier de ceux qui parlent trop vite de sentiments, de ne jamais livrer ses coordonnées bancaires, de vérifier l'authenticité d'éventuelles photographies avec Google Image et de ne pas partager de photos intimes qui rendraient vulnérable au chantage.
À Kuala Lumpur, les polices malaisienne et singapourienne ont annoncé l'arrestation de 27 suspects, parmi lesquels 11 Nigerians, dont le pays a la triste réputation d'être un haut lieu des fraudes financières.
Il s'agissait du résultat d'une opération conjointe contre un gang qui s'en prenait à des victimes à la recherche de l'âme soeur. Selon Acryl Sani, directeur du service d'enquête malaisien sur la criminalité commerciale, 108 personnes ont été escroquées dans les deux pays à hauteur de 21,6 millions de ringgits (6,4 millions $CAN) en 2016.
Avec AFP