Insolite

Un couple s’offre une séance de photos de maternité inspirée du film «Alien»

VANCOUVER — Dans le film «Alien» sorti en 1979, l’équipage du vaisseau Nostromo amorce un voyage en ignorant qu’il transporte avec lui une nouvelle créature. Trente-neuf ans plus tard, Todd et Nicole Cameron se sont inspirés de ce classique de l’histoire du cinéma pour annoncer à leurs proches et à leurs amis qu'ils s'apprêtaient, eux aussi, à se lancer dans un périple avec une nouvelle créature.

Un après-midi pluvieux de septembre, Nicole Cameron a enfilé une robe en chiffon pêche révélant son ventre bien rond afin de prendre la pose dans un champ de citrouilles en compagnie de son mari, arborant pour l’occasion une chemise blanche, un chandail beige et une expression toute paternelle.

Quelques photos plus tard, le visage de la future maman est déformé par la douleur. Elle finit par s’allonger dans la boue alors qu’une nouvelle vie émerge de son ventre: une créature tout droit sortie du film «Alien».

C’est après avoir acheté la marionnette dans une vente de garage au cours de l’été que Todd Cameron a eu l’idée d’organiser une séance de photos de maternité alliant comédie et horreur. Sa femme n’a pas hésité une seconde à accepter sa proposition.

Il faut dire que le couple a toujours eu un faible pour l’horreur et le fantastique. Todd a eu le coup de foudre pour Nicole lors d’une soirée d’Halloween dans un bar de Nanaimo, en Colombie-Britannique, alors que la jeune femme était déguisée en zombie, le visage et le cou maculés de sang.

Il a plus tard demandé son amoureuse en mariage le 21 octobre 2015, soit le jour exact où Doc et Marty arrivent dans le futur dans le deuxième volet de la trilogie «Retour vers le futur». Le jeune homme a d’ailleurs fait la grande demande dans la section consacrée aux films cultes à l’Universal Studios, en Californie.

Et pour annoncer la grossesse de Nicole, le couple s’est rendu au festival de bande dessinée de Calgary afin de se prendre en photo avec les acteurs Christopher Lloyd, Tom Wilson et Leah Thompson tenant chacun des affiches révélant l’heureuse nouvelle.

La séance de photos de maternité recréant un moment clé du film «Alien» était donc une suite logique pour le duo.

Le bébé devrait arriver au cours des prochains jours et les futurs parents espèrent que leur rejeton, dont ils ne connaissent pas encore le sexe, aimera autant l’Halloween qu’eux.

«Nous espérons qu’il sera humain, a plaisanté Todd. Nous sommes certains à environ 99 pour cent qu’il sera humain.»

Justice et faits divers

Pas de pizza à volonté... pour emporter

Une femme de 41 ans s’est énervée, au restaurant Salvatore de Chicoutimi, car elle ne pouvait avoir droit à de la pizza à volonté... pour emporter. Elle a frappé une cliente avec sa sacoche parce que celle-ci avait osé faire un commentaire.

La Chicoutimienne devra se tenir tranquille pour une période de 12 mois et faire un don de 200 $ après avoir plaidé coupable à une accusation de voies de fait.

Insolite

Des prescriptions du médecin pour le musée acceptées au MBAM

MONTRÉAL - Un médecin qui vous donne une prescription pour le... musée? Ce sera désormais possible au Québec, et les ordonnances seront acceptées au Musée des beaux arts de Montréal (MBAM).

L’initiative de l’institution muséale et de l’organisation Médecins francophones du Canada (MFdC) serait la première en son genre dans le monde, selon le MBAM.

À compter du 1er novembre, les médecins membres de l’organisation pourront prescrire à leurs patients des visites au musée, qui seront alors gratuites.

L’idée est de permettre aux patients et à leurs proches (famille et aidants) de profiter des bienfaits de l’art sur la santé.

Les visites muséales pourront être prescrites aux personnes souffrant de maladies physiques comme mentales.

Elles permettront de contribuer au mieux-être et au rétablissement de ces personnes en leur offrant un accès gratuit à un lieu sécuritaire et bienveillant, une expérience enrichissante et relaxante, un moment de répit, ou encore l’occasion de resserrer les liens avec leurs proches, est-il expliqué dans leur communiqué conjoint, diffusé jeudi.

Dans une première phase du projet, les médecins participants pourront prescrire jusqu’à 50 ordonnances pour une visite des différentes expositions du MBAM, chacune étant valable pour deux adultes et deux enfants.

Insolite

Pamela Anderson en cage pour dénoncer les souffrances animales

PARIS — La vedette d’Hollywood Pamela Anderson et l’écologiste politique Yannick Jadot, entre autres, se sont laissé enfermer tour à tour mercredi dans une cage à Paris pour dénoncer les maltraitances infligées aux animaux d’élevage et soutenir une pétition européenne dévoilée par l’association CIWF.

«Je vis en France depuis peu, mais la défense des animaux me touche partout où je suis», a témoigné l’actrice américaine depuis la place de la République. «Personne ne peut supporter d’être en cage plus de quelques minutes alors que ces animaux y vivent toute leur vie. C’est inhumain. Je ne comprends pas comment des humains peuvent être aussi cruels».

Face à une trentaine de personnes, Pamela Anderson, avec sa robe à fines rayures bleues et ses lunettes de soleil, a pris la pause derrière les barreaux avec Maxime Dereymez, son partenaire de «Danse avec les Vedettes», tenant ensemble des petites pancartes dont une sur laquelle était écrit: «Plus de 300 millions d’animaux sont élevés en cage en Europe chaque année».

«Il nous faut un million de signatures en un an dans sept États membres pour mettre fin aux souffrances animales», a indiqué Léopoldine Charbonneaux, la directrice de CIWF (Compassion in World Farming): «Une vie en cage, c’est une vie de souffrances. Mettre fin aux cages ébranlera un élevage industriel qui n’est ni durable, ni moralement acceptable et représente une aberration économique».

Derrière l’empilement de cagettes qui servent de pupitre, un écran géant diffuse en boucle des images d’animaux et un dessin animé pendant que des militants remettent badges et tracts aux passants. Trois cages dans lesquelles passent tour à tour les signataires complètent le dispositif. Dans l’une d’elle, une jeune femme déguisée en lapin rose, tient une affiche qui assure qu’»en France, 69% des poules, 99% des truies et 97% des lapins sont élevés en cage».

La pétition, lancée mercredi sous forme d’une Initiative citoyenne européenne (ICE), est soutenue par plus de 130 ONG telles que la Fondation Brigitte-Bardot, la SPA ou PETA. Si la pétition aboutit, la Commission européenne devra prendre officiellement position, en vue d’abolir l’utilisation des cages.

Diverses personnalités politiques de tout bord étaient également présentes.

«La question de l’élevage industriel était la pièce manquante qui a permis de voir de l’intérieur la souffrance animale», a ainsi estimé M. Jadot, tête de liste EELV aux élections européennes. «La torture est monnaie courante dans ces élevages concentrationnaires. Tout le monde est prêt à en sortir, mais le gouvernement refuse, par lâcheté, médiocrité et malgré les engagements du président de la République».

Bastien Lachaud (LFI), qui cible les lobbies, et Éric Diard (LR), également sur place, sont du même avis. Anne-Laurence Petel (LRM), fait quant à elle valoir une différence d’appréciation.

«Le combat doit être porté au delà des postures, des clivages, estime la députée macroniste. On n’a pas aujourd’hui de majorité à l’Assemblée nationale qui porte la cause animale. L’industrie, la filière en ont pris conscience, mais il faut encore convaincre les politiques».

«Il faut faire attention à votre nourriture, vos habits, votre mode de vie. On ne peut pas faire confiance aux gouvernements, on ne peut compter que sur nous-mêmes. En général, dès qu’il s’agit du bien-être des animaux, le sujet arrive en dernier, car ils ne parlent pas. C’est pour ça que je porte leur voix. Il faut signer la pétition», a répété Mme Anderson avant de quitter la scène.

Monde

En quête de record à coups de crayons de couleur

KARACHI — L’oeil aussi affûté que la mine de ses milliers d’accessoires, Bilal Asif travaille avec soin à sa création, qu’il espère faire homologuer comme record du monde: la construction d’une balancelle entièrement composée de crayons de couleur.

Armé d’une lame de rasoir, le jeune homme se penche délicatement sur son oeuvre pour en fignoler les détails dans son studio, situé dans la mégapole portuaire de Karachi (sud).

Insolite

Antara, superhéros arabe, en bande dessinée

SHARJAH — Mi-Superman, mi-Roméo, le poète préislamique du VIe siècle Antara, célébré dans l’art populaire et dans la mémoire collective des Arabes, a enfin droit à sa bande dessinée, expression artistique relativement nouvelle dans le monde arabe.

L’initiative revient à la maison d’édition Kalimat de Sharjah, l’une des sept composantes des Émirats arabes unis, qui se projette comme un centre culturel régional.

Antara est la première bande dessinée produite en arabe par cette maison d’édition spécialisée notamment dans la traduction de mangas japonais.

Ses publications en arabe connaissent de plus en plus de succès dans les pays du golfe, selon les éditeurs.

Antara est «le meilleur choix pour un superhéros arabe», indique Moumen Helmi, l’auteur égyptien de cette BD. L’histoire de ce poète et guerrier, également appelé Antar, mêle chevalerie, amours contrariées, racisme et courage.

Sous la plume d’Ashraf Ghori, célèbre dessinateur indien, Antara illumine cette bande dessinée très colorée qui se veut aussi éclatante que les exploits du héros épique.

Selon une version de sa biographie, Antara, de son vrai nom Antara Ibn Chadded el Absi, est né d’une mère noire, princesse éthiopienne pour les uns, simple servante pour les autres.

Il n’est pas reconnu par son père, chef d’une tribu dans l’ouest de l’Arabie saoudite actuelle, et a un statut d’esclave.

En défendant sa tribu, les Banu Abs, il ressent sa condition d’esclave quand, après une victoire, il se voit proposer, en raison de son statut, seulement la moitié de la récompense revenant à chaque combattant.

«Couleur de peau»

Antara s’exile alors dans le désert avant d’être de nouveau sollicité pour défendre sa tribu. Il gagnera sa liberté, selon la légende, après avoir joué un rôle majeur dans la défaite de l’ennemi.

«Les Arabes aiment l’exagération autour d’une personnalité et on a pensé à le transformer en superhéros comparable à ceux qu’on trouve aux États-Unis, en Europe et au Japon», souligne M. Helmi.

La BD illustre, selon lui, les transformations de la personnalité d’Antara «qui a commencé sa vie en esclave, maltraité par sa tribu en raison de la couleur de sa peau et du statut de sa mère, pour devenir un héros» par la suite.

La bravoure d’Antara n’a d’égale que la force de sa poésie, qu’il consacre notamment à louer ses propres exploits guerriers et à clamer son amour pour sa cousine Abla, dont le coeur lui a été longtemps refusé.

Ces deux sujets sont au cœur de sa «moualaka», l’un des sept poèmes préislamiques les plus célèbres.

Actualités

Un Trifluvien en Cour d'appel pour récupérer son chat Sundae

Prêt à tout pour sa petite boule de poils, un homme de Trois-Rivières s'est battu jusqu'en Cour d'appel pour retrouver son chat «Sundae».

Le 13 avril dernier, le fripon félin a profité d'une porte ouverte pour aller voir si l'herbe était plus verte dehors. Malheureusement, il ne portait ni son collier, ni sa médaille, souligne la Cour d'appel dans sa décision rendue cette semaine.

Avec sa conjointe et leurs quatre enfants, son propriétaire l'a cherché partout, en vain.

Le chat est fort sociable, selon la famille, et il s'invitait souvent chez les voisins.

«Il va vers les gens, s'y colle et s'invite même à souper et des fois, à coucher. Sundae vocalise sa vie. Il aime nous faire part de ses petits gestes par un «brouing» bien senti. C'est un chat méga affectueux, câlin et ronronneux», décrit sa famille sur un message Facebook qui résume la situation.

Puis la famille a cette idée: contacter la Société protectrice des animaux (SPA) pour voir si Sundae n'y aurait pas abouti. Elle fait un signalement le 23 avril.

Et bien oui. Sauf qu'aussitôt arrivé, aussitôt adopté.

Informations confidentielles

L'homme a demandé les coordonnées des nouveaux propriétaires, pour discuter avec eux. Mais la SPA a refusé. Il s'agit d'informations confidentielles, plaide-t-elle, et elle ne peut les dévoiler, est-il rapporté dans le jugement de la Cour d'appel.

La famille est choquée. «Je comprends alors que lors du signalement, le 23 avril, notre chat était dans leurs locaux! Et qu'il a été adopté deux fois tout en étant signalé comme disparu! Je tombe de ma chaise! Nous pensions naïvement qu'une fois signalé, le propriétaire était avisé au moindre contact des gens de la SPA avec l'animal», est-il écrit. Ils nous ont volé la chance de pouvoir le récupérer, est-il ajouté dans le message Facebook.

Selon ce que la famille se serait fait dire par la SPA, les nouveaux propriétaires ont refusé de le rendre une fois mis au courant de la situation. Même si la famille soutient avoir offert de rembourser les frais d'adoption.

«Mon fils le plus vieux le connaît depuis ses 8 ans. Mes trois plus jeunes le connaissent depuis leur naissance. Sundae fait partie de nos vies et nous de la sienne», est-il écrit dans le message Facebook.

L'identité des nouveaux propriétaires divulguée

Le Trifluvien a donc interpellé les tribunaux pour retrouver le petit animal caramel et blanc, qui fait partie de la famille depuis 2009, dit-il.

Un premier juge de la Cour du Québec a ordonné à la SPA de remettre les informations au propriétaire du chat, mais celle-ci a demandé la permission de porter la cause en appel.

La Cour d'appel a refusé cette permission et confirmé la décision du juge.

«Comme propriétaire du chat «Sundae», l'intimé (le propriétaire) a le droit, au moyen d'une ordonnance de type «Norwich», d'obtenir de la SPA Mauricie les informations concernant le nom et les coordonnées de la famille qui aurait adopté le chat afin de tenter de le récupérer», écrit le juge Robert Mainville de la Cour d'appel.

La SPA Mauricie n'a pas retourné les appels de La Presse canadienne.

L'homme et sa famille pourront vraisemblablement faire cette ultime démarche. À moins que le félin vagabond n'ait fait depuis une seconde fugue....

Insolite

Nouvelle-Écosse: une tonne de cartes de souhaits pour un veuf de 92 ans

SYDNEY, N.-É. - Un veuf de la Nouvelle-Écosse a été ravi de recevoir près d’un millier de lettres, en provenance du monde entier, après que sa fille a invité des personnes à lui envoyer des cartes alors qu’il approchait de son premier anniversaire sans son épouse bien-aimée.

Gerard Dunn n’y croyait pas quand il a vu sa fille Miriam mettre des piles de cartes et de lettres sur le canapé de sa maison à Sydney.

L’homme 92 ans avait conservé les cartes qu’il avait reçues de sa femme Ellen lors des nombreux anniversaires et des vacances partagés au cours de plus de six décennies de mariage.

Pour le premier anniversaire depuis le décès d’Ellen, sa fille a décidé d’offrir à l’ancien employé du bureau de poste un cadeau spécial en invitant les utilisateurs de Twitter à lui envoyer leurs meilleurs voeux.

La demande a été partagée plus de 20 000 fois. En quelques jours à peine, le père de sept enfants a reçu près de 1000 lettres et cartes.

Gerard Dunn est capable de lire l’avalanche de courrier lui-même, sans lunettes!

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Insolite

Publicité bannie des ondes pour avoir diffamé l’avocat

LONDRES — Une publicité de la chaîne britannique de café Costa a été interdite à la radio pour avoir moqué les avocats, conseillant plutôt pour le petit-déjeuner sandwich au bacon et muffin à l’oeuf.

«Il y a beaucoup à dire pour la défense des avocats mûris à la maison», proclamait la pub. «Bien sûr, ils seront durs comme du bois pendant les 18 premiers jours, 3 heures et 20 minutes et là ils seront prêts à être consommés pendant environ 10 minutes, puis ils seront fichus», raillait la publicité, radiodiffusée en juin.

Des auditeurs n’ont pas apprécié et porté plainte contre ces remarques diffamatoires propres à décourager la consommation de fruits et légumes frais.

Costa a fait valoir que l’argumentation portait sur «le délicat problème du mûrissement» de l’avocat et ne suggérait pas aux auditeurs de faire un choix définitif entre deux types de petit-déjeuner.

Mais l’autorité réglementant la publicité (ASA) a donné raison aux plaignants, estimant que «même sur un ton léger, la publicité suggérait que les avocats étaient un mauvais choix de petit-déjeuner et qu’un sandwich au bacon ou un muffin à l’oeuf étaient une meilleure alternative, décourageant par là-même le choix d’un avocat».

La publicité a donc été interdite et Costa prié de s’assurer que ses publicités «n’encouragent pas de mauvaises habitudes alimentaires et ne dénigrent pas de saines pratiques diététiques».

Insolite

La prison pour avoir fait tronçonner en deux le cabanon du voisin

OSLO - Il avait fait tronçonner en deux le cabanon de jardin des voisins: la justice norvégienne a décidé mardi d’envoyer un homme indélicat pendant quatre mois à l’ombre.

Dans un conflit de voisinage à rebondissements, une cour d’appel d’Oslo a jugé qu’Arne Vigeland, un ancien gestionnaire de fonds de 44 ans, s’était rendu coupable de graves atteintes à l’intégrité du voisinage et a alourdi la peine prononcée en première instance.

En 2014, pendant que les propriétaires étaient en vacances, M. Vigeland avait fait tronçonner leur cabanon, irrité parce qu’il empiétait --depuis des décennies-- sur le terrain qu’il avait acheté quelques années plus tôt.

Les photos du bâtiment en bois, désormais sévèrement amputé, ont depuis largement circulé dans les médias, témoignant de l’extrême virulence de certaines querelles de voisinage.

L’accusé avait aussi fait abattre un vieux mur en pierres d’autres voisins, ainsi que deux arbres et des arbustes fruitiers.

La peine aurait pu être plus sévère et s’élever à six mois de prison, ont noté les juges, qui ont toutefois accordé un rabais en raison des délais pris par la procédure judiciaire.

Ils ont aussi condamné M. Vigeland à payer environ 764.000 couronnes (81.000 euros) de dommages aux voisins, de frais de justice et de remboursements à la compagnie d’assurance.

L’affaire pourrait désormais être portée devant la Cour suprême, plus haute instance judiciaire du pays.