Insolite

Russie: à la recherche d’armes, la police tombe sur un crocodile dans un sous-sol

SAINT-PÉTERSBOURG — À la recherche d’une cache d’armes de contrebande, des policiers russes ont trouvé un crocodile du Nil de deux mètres qui vivait depuis 10 ans dans une cave de la banlieue de Saint-Pétersbourg, ville connue pour ses hivers glaciaux et humides.

Dans un communiqué, la police a annoncé vendredi avoir fait cette découverte lors d’une perquisition menée au domicile d’un homme de 40 ans interpellé en novembre dans une affaire de recel d’armes, à Peterhof.

Sur les rives de la mer Baltique, cette banlieue de la deuxième ville de Russie est connue pour abriter un palais impérial au parc agrémenté de fastueuses fontaines, souvent comparé à Versailles.

Avec des températures atteignant -7 degrés Celsius vendredi, Saint-Pétersbourg est connue pour son climat humide, loin de celui auquel est habitué ce reptile vivant en eau douce et pouvant dépasser quatre mètres. Les immeubles russes sont en général fortement chauffés en hiver.

Les policiers ont indiqué avoir retrouvé des munitions et publié des photos de l’animal, occupant la totalité d’une mare boueuse creusée dans une cave poussiéreuse. «Aucun incident n’a eu lieu avec le reptile», a précisé la police, ajoutant s’être adressée aux services vétérinaires pour décider que faire du crocodile.

L’animal «habite ici depuis 2005, à l’époque il était petit», a affirmé un voisin, interrogé sur la télévision locale.

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Un homme greffé du visage... pour la deuxième fois

PARIS — Il est resté un mois et demi sans visage : un homme qui avait reçu une greffe totale de la face il y a plusieurs années a dû en subir une deuxième à cause d’un rejet, cas inédit qui illustre le suivi délicat de ces opérations spectaculaires.

Initiée en 2005, cette technique aux lourdes implications éthiques comporte des risques importants de complications. Ils sont dus au phénomène de rejet et aux traitements destinés à l’éviter, qui doivent être pris à vie et abaissent les défenses de l’organisme.

Cette opération complexe a été réalisée à l’hôpital européen Georges Pompidou, à Paris, par une équipe dirigée par le professeur Laurent Lantieri, spécialiste de ces interventions.

Le 30 novembre, «la gravité du rejet» avait nécessité qu’on lui retire complètement le premier visage greffé, selon un communiqué de l’Agence de la biomédecine et de l’Assistance publique — Hôpitaux de Paris (AP-HP). Depuis, il était hospitalisé en réanimation.

Contraintes sévères

Pour la première fois au monde, cette opération «démontre dans le domaine des greffes vascularisées composites [face et main] qu’en cas de rejet chronique, une retransplantation est possible», soulignent l’Agence de la biomédecine et l’AP-HP.

Mais cette greffe est soumise à des contraintes immunologiques sévères et seul le suivi à plusieurs semaines confirmera la viabilité du greffon.

La première greffe du visage au monde, partielle, remonte à 2005 et a été réalisée par l’équipe du professeur français Bernard Devauchelle. Elle avait bénéficié à une femme de 38 ans, Isabelle Dinoire, défigurée par son chien. Cette dernière est décédée en avril 2016 d’une tumeur maligne.

Les deux premières greffes totales du visage datent de 2010, réalisées par une équipe espagnole et le professeur Lantieri.

Depuis 2005, moins de 40 greffes du visage ont été réalisées dans le monde.

«La possibilité de rejet, qui existe pour toutes les greffes, est à priori plus importante» pour celles du visage et des mains, explique à l’AFP le professeur Olivier Bastien, de l’Agence de la biomédecine.

Ce type de greffes concerne en effet «les structures profondes de la peau, qui attirent beaucoup les lymphocytes». Ces globules blancs s’attaquent aux tissus greffés, considérés comme un corps étranger.

Lorsqu’ils ne sont plus contrôlables par les traitements, les phénomènes de rejet chronique peuvent entraîner la destruction de l’organe greffé.

Repousse des nerfs

En outre, les traitements anti-rejet ont des effets secondaires: diabète, insuffisance rénale, hypertension artérielle, ostéoporose...

Et comme les greffés du coeur ou du rein, les patients transplantés de la face, fragilisés par les traitements anti-rejet, sont plus vulnérables aux risques d’infections et de cancers.

Ce type de greffes reste rare car il concerne des cas exceptionnels pour qui la chirurgie réparatrice classique ne suffit pas, souligne le professeur Bastien.
«Ce n’est pas une greffe uniquement esthétique», ajoute-t-il. «Elle a vocation à restaurer la mastication, la salivation, et nécessite le repousse des nerfs qui permettent de commander ces actions. Toute la partie rééducation est très longue.»

En dévoilant ce cas sans toutefois donner l’identité du patient, l’Agence de la biomédecine et l’AP-HP ont partiellement confirmé des informations de l’hebdomadaire Ebdo paru vendredi.

«L’Agence de la biomédecine et l’AP-HP déplorent que le principe de l’anonymat n’ait pas été respecté. L’application stricte de ce principe est indispensable au respect du donneur et de sa famille dont le deuil doit être protégé», écrivent-elles.

Les deux institutions ajoutent qu’elles n’avaient pas l’intention de rendre cette greffe publique «avant un délai de plusieurs jours, permettant d’avoir davantage d’éléments sur les suites à plus long terme de l’intervention et sur l’état de santé du patient.»

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Accès au pont Pierre-Laporte au ralenti... en Gaspésie!

CARLETON-SUR-MER — La présence en Gaspésie d’un panneau de signalisation routière annonçant une circulation au ralenti pour l’accès au pont Pierre-Laporte, distant de 560 kilomètres dudit panneau, a généré un lot assez retentissant de réactions sur Facebook depuis jeudi matin.

Une photo du panneau annonçant mot pour mot un «accès pont Laporte au ralenti», a été prise par Stéphane Day, alors qu’il se rendait au travail, à New Richmond. Il l’a mise rapidement sur Facebook. C’est toutefois le partage d’un ami, Stéphane Alain, un Gaspésien établi à Lévis, qui a généré près de 350 autres partages et bien davantage de commentaires sur Facebook.

«J’ai “reposté” [la photo] pour mes chums et c’est devenu assez populaire, disons […] Mes amis ont bien ri. On voit des pancartes de même à tous les jours, nous [à Lévis], mais pas à Carleton!» précise Stéphane Alain. Ce partage a été fait à 9h07 jeudi.

De plus, le panneau s’adressait aux automobilistes circulant vers l’est, alors que le pont Pierre-Laporte est situé à l’ouest de Carleton.

Stéphane Day précise en outre que «le panneau mentionnait en alternance le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte. J’ai trouvé ça bien drôle. Pour moi, ils [les employés de Transports Québec] ont mis ici un panneau venant de Québec». Passé cette réaction initiale, il a ainsi appris, comme bien du monde depuis jeudi, que les panneaux étaient programmés à distance.

«Je ne suis pas très actif sur Facebook. Stéphane [Alain] a généré plus de suivis […] Je ne voulais pas “basher” Transports Québec. Ça ne nuit à personne. D’autres ont les dents plus serrées contre le ministère», ajoute M. Day.

Commentaires acerbes

Les commentaires suivant le partage de Stéphane Alain ont effectivement donné lieu à quelques volées de commentaires acerbes à l’endroit de Transports Québec.

Julie Gaudreault, porte-parole du ministère pour la Gaspésie, signale que le panneau de Carleton a été corrigé dans le courant de l’avant-midi, jeudi. Entre 4400 et 6600 véhicules passent sur cette route quotidiennement. On ne sait combien de temps l’erreur est restée sur le panneau.

«C’est une erreur de programmation. C’est le Centre intégré de gestion du ministère qui s’occupe des panneaux. C’est fait à distance. C’est à la saisie du numéro de panneau que l’erreur est arrivée, par exemple, si c’est le panneau 33 au lieu du numéro 32 qui a reçu le message. Ça survient très rarement», dit-elle.

Quant au capital limité de sympathie dont semble jouir Transports Québec sur Facebook, Julie Gaudreault note «qu’on vit avec ça. C’est toujours malheureux, mais ça n’arrive pas fréquemment et le message était sans conséquence».

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Une éléphante nommée Sophie Grégoire Trudeau au Kenya

OTTAWA - Sophie Grégoire Trudeau se retrouve aux côtés de grandes pointures ces jours-ci - notamment Michelle Obama et Martha Washington. Elle mange des fruits et l’écorce des arbres, et passe la majeure partie de son temps à prendre soin de son enfant de neuf mois. Elle ne fait toutefois pas de yoga.

Il ne s’agit pas - comme vous l’avez peut-être deviné - de l’épouse du premier ministre Justin Trudeau.

Il est plutôt question d’une éléphante, vivant dans le parc national Samburu au Kenya, à qui on a donné ce nom à saveur politique après la naissance de son premier enfant - dans le cadre d’une tradition de l’organisation Save the Elephants de décerner des noms aux éléphantes dans le parc après qu’elles ont enfanté.

George Wittemyer, président du conseil scientifique de Save The Elephants, a indiqué que les animaux étaient nommés selon des thèmes de leurs unités familiales. Ainsi, Sophie Grégoire Trudeau fait partie du groupe des «premières dames». Sa mère est Rosalynn Carter, nommée en référence à l’épouse de Jimmy Carter. Elle a des cousines portant les noms de Michelle Obama et Mary Todd Lincoln. Martha Washington est la matriarche du groupe entier.

Il s’agit de la première éléphante dans le troupeau à être nommée en référence à l’épouse d’un premier ministre du Canada.

La décision a été prise en mai dernier, peu après la naissance du bébé, parce qu’une équipe de l’émission «The Nature of Things» du réseau anglais de Radio-Canada se trouvait au Kenya pour tourner un documentaire sur le comportement matriarcal d’animaux comme les éléphants, les lions et les babouins.

Puisque des Canadiens se trouvaient sur les lieux à ce moment, le nom de Sophie Grégoire Trudeau semblait un choix évident, a dit M. Wittemyer. Le documentaire est diffusé en fin de semaine.

M. Wittemyer espère que toute attention que ces éléphantes pourraient susciter aidera à rappeler le fait que l’espèce continue de faire face à un risque important d’extinction.

«C’est une espèce incroyable. Nous partageons la planète avec elle et nous devons trouver les moyens de le faire, et retirer ses dents pour les mettre sur votre manteau n’est pas acceptable», a-t-il fait valoir.

Le commerce de l’ivoire a entraîné la perte de la moitié de la population d’éléphants en Afrique dans les années 1980, amenant les Nations unies à interdire les ventes d’ivoire à l’international en 1990. Bien que l’impact ait été immédiatement positif, plusieurs pays ont tenté de faire lever l’interdiction sur leur territoire, et d’autres pays ont poursuivi le commerce intérieur de l’ivoire, notamment le Canada.

Le Canada ne l’interdira pas en raison du marché de l’ivoire pour les défenses de morse et de narval vendues par les Inuits. Néanmoins, il peut être difficile de faire la différence entre l’ivoire d’éléphant et l’ivoire d’autres animaux, facilitant le passage de produits illégaux dans le commerce licite. Le marché noir a perduré; la population mondiale d’éléphants a décliné de 62 pour cent entre 2002 et 2012, largement en raison du braconnage.

La bonne nouvelle est que la Chine, jusqu’à tout récemment le principal marché pour l’ivoire, a interdit complètement les ventes d’ivoire depuis le 1er janvier.

Tout de même, le braconnage continue. Selon certaines informations, 24 éléphants ont été tués au Mozambique en une seule semaine à la fin décembre et le commerce de l’ivoire croît dans d’autres régions du monde, contrebalançant l’impact de l’interdiction en Chine.

Sophie Grégoire Trudeau - l’être humain - a été mise au fait de la désignation de l’éléphante l’an dernier. Elle n’était pas disponible pour une entrevue et n’avait pas de commentaire à faire.

Insolite

Retenir un éternuement peut être dangereux

TORONTO - Au plus fort de la saison de la grippe, les oto-rhino-laryngologistes préviennent qu’il est potentiellement dangereux d’étouffer nos éternuements, une pratique qui peut parfois provoquer des blessures.

Un cas particulièrement frappant est mentionné lundi dans l’édition en ligne du journal médical BMJ Case Report: un Britannique de 34 ans s’est infligé de graves blessures à la gorge quand il s’est bouché le nez et la bouche pour tenter d’étouffer un éternuement particulièrement vigoureux.

Souffrant, l’homme était ensuite pratiquement incapable de parler ou de manger. Les médecins qui l’ont examiné ont entendu de petits sons de son cou jusqu’à sa cage thoracique - un signe que de petites bulles d’air s’étaient infiltrées dans les tissus et les muscles de sa poitrine, écrivent des médecins des Hôpitaux universitaires de Leicester.

Le patient non-identifié a été hospitalisé pendant une semaine. On lui a ensuite déconseillé de reproduire cette «manoeuvre dangereuse» à l’avenir.

«Cette déchirure de la gorge est incroyablement inhabituelle, a dit le docteur Douglas Chepeha, un oto-rhino-laryngologiste du Réseau de santé universitaire de Toronto. Je n’ai jamais rien vu de tel pendant toute ma carrière.»

Il prévient toutefois que le fait d’étouffer un éternuement peut provoquer d’autres blessures aussi rares.

Bloquer l’expulsion de l’air par le nez et la bouche pourrait faire rapidement augmenter la pression dans les poumons, emprisonnant l’air dans la poitrine, entre les poumons - un problème appelé pneumomédiastin.

Un éternuement étouffé pourrait aussi augmenter la pression d’air dans l’oreille interne, mais le docteur Chepeha dit qu’une rupture du tympan serait plutôt rare. (C’est le même principe que lorsque vous soufflez contre votre nez bouché en avion pour rééquilibrer la pression dans vos oreilles).

Les auteurs de l’article du BMJ préviennent qu’un éternuement étouffé pourrait potentiellement provoquer la rupture d’un anévrisme inconnu au niveau du cerveau. Le corps éternue pour se débarrasser d’irritants, comme du mucus ou des allergènes, dans le nez.

L’augmentation de la pression pourrait causer une rupture des petits vaisseaux sanguins superficiels des yeux, de la tête et du cou, selon le docteur Chepeha.

«Un vaisseau sanguin pourrait se briser dans le nez et provoquer un saignement», a-t-il dit.

Même un éternuement normal est potentiellement dangereux, prévient le docteur Eric Monteiro, un oto-rhino-laryngologiste de l’hôpital torontois Mount Sinai.

«On a entendu parler de femmes âgées atteintes d’ostéoporose qui ont subi des fractures par tassement des vertèbres en éternuant», a-t-il dit.

Un joueur des Blue Jays de Toronto, Jay Kevin Pillar, s’est retrouvé sur la liste des blessés pendant dix jours en 2015, quand il s’est étiré un muscle en éternuant.

Donc, y a-t-il une bonne façon d’éternuer?

Pas vraiment, selon le docteur Monteiro, qui explique qu’un éternuement est un réflexe involontaire qui ne peut pas nécessairement être contrôlé.

«Mais je pense qu’il y a une mauvaise façon, en bouchant votre nez et votre bouche, ce qui n’est habituellement pas recommandé puisque vous interférez avec le processus naturel, dit-il. Et en faisant ça, on s’exposer à une blessure, même si elles sont rares.»

Un éternuement devrait être envoyé dans le creux du coude, pour empêcher les virus de se propager.

«Il faut évidemment se couvrir la bouche, et la meilleure façon absolue de le faire est de tousser ou d’éternuer dans votre manche», explique-t-il.

Actualités

L'interdiction d'ébouillanter les homards en Suisse fait réagir jusqu'ici

MONTRÉAL — Une nouvelle loi suisse interdisant de plonger des homards vivants dans l’eau bouillante pour les faire cuire fait davantage sourire que bondir de ce côté de l’Atlantique.

La loi adoptée cette semaine par le Conseil fédéral suisse stipule que les crustacés «doivent être étourdis au moment de leur mise à mort». Les seules méthodes acceptées seront les décharges électriques et la «destruction mécanique du cerveau».

L’interdiction entrera en vigueur le 1er mars prochain.

Le débat visant à savoir si les crustacés ressentent ou non de la douleur n’est pas réglé. Des chercheurs nord-irlandais ont en effet publié une étude, en 2013, indiquant que ces animaux cherchaient à éviter des situations déplaisantes, ce qui permet de croire qu’ils ressentent, effectivement, de la douleur.

D’autres experts ne sont pas convaincus et soulignent que le système nerveux des invertébrés est très différent de celui d’un autre animal.

Le directeur scientifique du Regroupement des pêcheurs professionnels de homard du sud de la Gaspésie et biologiste de formation, Jean Côté, note que le homard meurt très rapidement lorsqu’on le plonge dans l’eau bouillante.

«C’est un peu futile comme débat, parce que de toute façon, on ne mange jamais des animaux vivants, que ce soit des homards ou un autre. Il faut tous les tuer d’une façon ou d’une autre», rappelle-t-il.

Insolite

En Indonésie, un crocodile avec un pneu autour du cou risque d’étouffer

PALU - Un crocodile marin avec un pneu autour du cou depuis plus d’un an dans un fleuve en Indonésie risque d’étouffer à mesure qu’il grandit et les autorités peinent à sauver le reptile devenu une attraction locale.

Espèce protégée, ce crocodile long de quelque quatre mètres a été aperçu régulièrement depuis fin 2016 dans le fleuve qui traverse Palu, la capitale du centre des Célèbes. Une récente vidéo tournée par un habitant de la région montre le reptile qui peine à respirer.

Des défenseurs des animaux pensent que quelqu’un a délibérément lancé ce pneu de moto autour de la tête du reptile pour essayer de le piéger et le conserver comme un animal de compagnie.

Le crocodile a été récemment aperçu en train de nager sous un pont à Palu, sous les yeux de curieux essayant de prendre des selfies avec le reptile en toile de fond, le long des berges.

«L’an passé, nous avons constaté qu’il y avait encore suffisamment d’espace pour que le crocodile puisse remuer son cou, mais nous n’allons pas attendre que le pneu étouffe l’animal», a déclaré jeudi à l’AFP le directeur de l’agence locale de protection des animaux, Haruna, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens.

Le problème, c’est que l’agence n’a pas les équipements appropriés pour sauver l’animal. Et les tentatives toutes récentes de le localiser dans le fleuve se sont révélées infructueuses.

En outre, les autorités s’opposent à l’utilisation de fléchettes tranquillisantes en vue d’approcher le reptile, redoutant qu’il ne disparaisse dans le fleuve, où se trouvent plus d’une vingtaine de crocodiles, avant que le sédatif n’agisse.

A la recherche de solutions, des membres de l’agence locale de protection des animaux ont créé un piège en fer qui sera placé au fond du fleuve lorsque le niveau de l’eau sera bas, a indiqué Haruna.

«Nous allons sans aucun doute sauver le crocodile, mais en même temps, il faut aussi que je tienne compte de la sécurité de mes hommes», a-t-il dit.

Insolite

Après 13 ans de cavale, un yakuza japonais trahi par ses tatouages

BANGKOK - Après près de 13 années comme fugitif en Thaïlande, un yakuza japonais, démasqué grâce aux photos de ses tatouages devenues virales sur le Net, a été arrêté par la police thaïlandaise.

Shigeharu Shirai, 72 ans, a été interpellé mercredi à Lopburi, petite ville du centre de la Thaïlande connue pour ses centaines de singes en liberté dans les rues.

«Le suspect a reconnu qu’il était le chef du sous-gang Yakuza Kodokai», a déclaré jeudi Wirachai Songmetta, le porte-parole de la police thaïlandaise. Ce gang fait partie de l’un des plus grands gangs de yakuza, le Yamaguchi-gumi.

Les autorités japonaises le recherchaient notamment pour son rôle dans l’assassinat d’un rival en 2003.

«Le suspect n’a pas avoué le meurtre, mais a reconnu que la victime le menaçait», a ajouté le porte-parole de la police.

Peu de temps après le meurtre, Shigeharu Shirai avait disparu et était venu se cacher en Thaïlande, où il s’est marié.

Le secret de sa cachette semblait bien gardé jusqu’à ce qu’un journal local poste la photo de cet homme frêle en train de jouer aux dames dans la rue et arborant d’immenses tatouages et un petit doigt en moins.

Partagés plus de 10.000 fois sur internet, les clichés ont attiré l’attention de la police japonaise qui a demandé à Bangkok d’enquêter.

Sans passeport ni visa, il a été officiellement arrêté pour être entré illégalement en Thaïlande et sera extradé pour faire face à des poursuites au Japon.

Quelque 70.000 Japonais vivent officiellement en Thaïlande, où les constructeurs automobiles japonais ont délocalisé nombre d’usines.

D’après la police thaïlandaise, le gangster a fait profil bas depuis son arrivée en Thaïlande, il y a 13 ans, recevant de l’argent deux ou trois fois par an de la main d’un Japonais qui lui rendait visite.

Tout comme leurs pendants italiens (la mafia) ou chinois (les triades), les yakuza vivent notamment du jeu, de la drogue et de la prostitution, mais ils se sont aussi immiscés au fil des années dans de nombreux secteurs d’activité (BTP, recyclage ou recrutement) dont ils perturbent les règles et rackettent des sociétés.

L’existence de ces clans, apparus dans le chaos du Japon d’après-guerre, est autorisée en tant que telle, bien qu’une partie de leurs activités soit interdite. D’après les sociologues, la présence des yakuza réduit la petite délinquance contrôlée par ces organisations.

Justice et faits divers

Bien vivant, mais déclaré mort par le gouvernement deux fois plutôt qu’une

KAMLOOPS — Un homme de la Colombie-Britannique se bat pour sa vie depuis que le gouvernement fédéral l’a déclaré mort, deux fois plutôt qu’une, en raison d’erreurs bureaucratiques.

Les problèmes de Bryan Kupiak, un citoyen de Kamloops dans la soixantaine, ont commencé en octobre dernier lorsqu’il a reçu un avis du programme de la Sécurité de la vieillesse adressé à sa succession.

Bryan Kupiak explique que les fonctionnaires du gouvernement ont inscrit, par erreur, son numéro d’assurance sociale sur le certificat de décès de sa mère, qui avait rendu l’âme un mois plus tôt.

En raison de cette méprise, l’homme a été privé temporairement de tous ses avantages sociaux, dont ses prestations de retraite, mais il a heureusement été ramené à la vie, une semaine plus tard, grâce à l’aide de la députée de sa circonscription, la conservatrice Cathy McLeod.

Le sexagénaire croyait alors que tout était réglé, mais son épouse a reçu une lettre du gouvernement fédéral, dimanche dernier, où elle était désignée comme veuve.

Pour Bryan Kupiak, devoir se battre une deuxième fois avec l’administration fédérale pour la même erreur est au-dessus de ses forces. Surtout considérant qu’il tente toujours de se remettre du décès de sa mère.

«Je me suis dit, “ok c’est réglé”, et maintenant ma femme est veuve. Ce qui veut dire que je suis encore mort», a commenté M. Kupiak.

Il a l’intention de solliciter à nouveau l’aide du bureau de sa députée afin de régler le dossier.

Affaires

Les gadgets inutiles du Consumer Electronics Show

LAS VEGAS - Ceux qui imaginent la maison intelligente d’aujourd’hui semblent davantage fascinés par ce qu’on peut faire que par ce dont les consommateurs ont vraiment besoin.

Cela explique possiblement le défilé interminable de tire-bouchons, de bouteilles d’eau, de thermomètres à viande et de réfrigérateurs reliés au web, et la pénurie d’appareils capables de laver et de plier la lessive, de ramasser ce qui traîne ou d’aider les aînés dont les capacités physiques sont en déclin.

Certains inventeurs essaient vraiment d’inventer le prochain bidule révolutionnaire. Le Consumer Electronics Show, un événement annuel qui a débuté mardi à Las Vegas, met en vedette les plus récentes innovations des compagnies, petites et grandes. 

Quelques-unes de ces inventions ont le potentiel d’être vraiment utiles. D’autres semblent d’une inutilité qui frise le ridicule - mais qui sait vraiment?

L'internet de quoi?

Vous voulez utiliser votre réfrigérateur pour appeler Uber? Samsung vous permet de le faire avec les plus récents appareils présentés à Vegas. Ou si vous préférez une bouteille d’eau qui vous aide à célébrer quand vous avez atteint vos objectifs d’hydratation, la bouteille Hidrate Spark 2.0 - oui, elle est reliée au web - est pour vous.

On peut aussi contrôler un four à micro-ondes Whirlpool avec des commandes vocales. Malheureusement, les règles actuelles imposent d’aller appuyer manuellement sur le bouton pour le mettre en marche - et personne n’a encore mis au point un système permettant de placer des aliments à l’intérieur et de les sortir à distance.

Le thermomètre à viande d’Apption Labs enverra une alerte à l’application installée sur votre téléphone portable quand votre steak sera cuit à point.

On se demande aussi qui, à part peut-être les oenologues les plus fanatiques, voudra contrôler le niveau de gaz argon dans une bouteille à moitié vide de pinot noir. Mais si ça vous intéresse, Coravin, qui se spécialise dans les gadgets du genre, vous propose un appareil qui extirpe le vin de la bouteille sans retirer le bouchon; une application vous prévient quand le bidule a besoin d’être nettoyé ou que ses piles commencent à faiblir.

Tout cela témoigne de l’engouement des inventeurs à relier le moindre appareil de notre maison au web. Mais en a-t-on vraiment besoin?

Les sceptiques seront-ils confondus?

Le gadget inutile d’un individu est l’invention révolutionnaire d’un autre. Plusieurs innovations présentées au CES pourraient éventuellement connaître du succès auprès d’un public bien précis, même si elles ne sont jamais largement adoptées, croit l’analyste des technologies Tom Coughlin, le président de Coughlin Associates.

«Il y a des choses qui arrivent trop tôt. Il y a des choses qui sont seulement à moitié cuites», a-t-il dit. Mais on ne sait jamais, ajoute-t-il, car «parfois les gens ne savent pas de quoi ils ont besoin avant de le voir».

Le CES, poursuit M. Coughlin, présente «les espoirs et les rêves, les fantasmes, aussi bien fous que magnifiques, et les choses les plus originales que les gens puissent imaginer».

La leçon néerlandaise

Aux Pays-Bas, les jeunes entrepreneurs se rappellent en riant d’une vidéo tournée dans les années 1990, dans laquelle on demandait à des passants interpellés à Amsterdam s’ils étaient intéressés par un téléphone portable, souligne Stefan Witkamp, le fondateur d’Athom, une firme spécialisée dans les maisons intelligentes.

«Aujourd’hui il est devenu impensable de ne pas avoir de téléphone portable», dit-il.

Le gadget Homey conçu par sa firme réunit en un seul système différents appareils reliés au web. Un scepticisme comparable touche aujourd’hui les appareils intelligents, croit-il.

«Les gens demandent, pourquoi est-ce que j’aurais besoin de contrôler ma musique avec mon téléphone intelligent?, demande M. Witkamp. Pourquoi est-ce que j’aurais besoin de contrôler ma maison à distance? Mais il est très possible qu’on se demande dans cinq ans comment on pourrait ne pas vouloir le faire.»

Mais où est mon robot?

En réalité, il est beaucoup plus facile de relier un appareil au web que d’inventer un robot qui fera le ménage.

Oui, des aspirateurs robotisés nettoient déjà les planchers, mais le niveau d’intelligence requis pour accomplir les tâches ménagères aussi bien qu’un humain n’est encore qu’un rêve des inventeurs. Au lieu de ça, les robots qui arrivent sur le marché ne sont souvent que des jouets ou des assistants personnels.

Mais on ne peut pas reprocher aux inventeurs de ne de pas essayer.

Le combat des plieurs de lessive

«Nous avons mis 13 ans à en arriver là», dit Shin Shakane, le fondateur et pdg de la firme japonaise Seven Dreamers Laboratories.

Son plieur de lessive «Laundroid» - et son rival, le FoldiMate, lui aussi présenté à Vegas - est une merveille d’ingénierie qui met inévitablement en relief les limites de la technologie actuelle.

La machine de M. Sakane a la taille d’un pupitre. Elle est munie de bras robotisés cachés et d’yeux électroniques qui peuvent distinguer les différents vêtements.

«C’est un matériel doux, dit M. Sakane en tenant une serviette. Ça pourrait être un chandail. C’est difficile de faire la différence.»

Offerte pour 16 000 $ US, la machine peut plier 30 vêtements par cycle, mais son efficacité laisse à désirer. Elle met dix minutes à plier un chandail - ce qui veut dire qu’elle a besoin de six heures pour plier une brassée.

Le FoldiMate prétend être plus rapide, mais la compagnie s’est présentée à Vegas pour une deuxième année de suite sans prototype fonctionnel. Le fondateur et pdg Gal Rosov espère que la machine sera prête à la fin de 2019.