La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, s’est félicitée du fait que des changements que le gouvernement caquiste a apportés au régime d’indemnisation avaient rendu le traitement des dossiers des victimes d’inondations «20 fois plus rapide».

Inondations: les sinistrés indemnisés plus rapidement qu'en 2017

Même si tout n’est pas parfait et qu’il reste encore des sinistrés en attente, le nouveau programme d’indemnisations du provincial a fonctionné beaucoup plus rondement cette année que pour les inondations de 2017, estime le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

«C’est beaucoup, beaucoup mieux, assure-t-il. En 2017, je ne pense pas exagérer en disant qu’il y a eu plus de souffrance humaine liée au processus d’indemnisation qu’aux inondations elles-mêmes, parce que c’est après que les gens se trouvaient dans une situation terrible où ils devaient attendre pendant des mois et des mois avant de pouvoir prendre une décision. Là, le programme n’est pas parfait, mais les gens ont pu avoir de l’aide beaucoup plus vite, prendre leurs décisions beaucoup plus vite, avoir moins de paperasse. Alors je comprends que quand il y a un certain nombre de cas restants, il faut le dénoncer, et je comprends que les autres maires peuvent ne pas avoir la même perception que moi, mais à mon sens 2017 et 2019 ne sont pas comparables du tout. Il y a eu une grande amélioration.»

M. Pedneaud-Jobin a fait ces déclarations lors d’une mêlée de presse, en marge d’un congrès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) portant justement sur les inondations. Quelques minutes avant lui, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, s’était félicitée (elle aussi en mêlée de presse) du fait que des changements que le gouvernement caquiste a apportés au régime d’indemnisation avaient rendu le traitement des dossiers «20 fois plus rapide».

«On a indemnisé pour 152 millions $ cette année contre 58 millions $ à pareille date en 2017. […] On a fermé 20 fois plus de dossiers qu’en 2017, ça veut dire que ça fonctionne», a-t-elle indiqué, tout en reconnaissant que le programme n’était pas parfait.

Le témoignage de M. Pedneaud-Jobin corrobore donc, de manière générale, les «bonnes notes» que se donne la ministre.

Croix-Rouge

Cependant, le maire de Gatineau — ville très durement touchée par les inondations du printemps dernier — a aussi dénoncé la décision de Québec de ne plus rembourser les municipalités pour les services de la Croix-Rouge, notamment l’hébergement d’urgence des personnes évacuées.

«Nous, à Gatineau, on a eu moins de sinistrés ce printemps qu’en 2017, mais nos coûts ont augmenté à cause de ça, parce que c’est nous qui assumons la plus grande partie des frais d’hébergement, dénonce-t-il. […] On s’est retrouvé dans une situation où on disait : ou bien on paye l’hôtel [...ou bien] l’alternative, c’est d’ouvrir un gymnase où des personnes âgées vont être à côté d’enfants et d’adolescents.»

Dans le cas de certaines personnes malades ou vulnérables, cela peut représenter une atteinte à la dignité, indique M. Pedneaud-Jobin, et c’est pour éviter de forcer les villes à choisir entre leurs finances — puisqu’elles n’ont pas le droit de faire de déficit — et les conditions de vie des sinistrés que «c’est le gouvernement qui devrait payer ça», estime-t-il.