La chaloupe est moins utilisée depuis quelques jours dans le secteur du lac Saint-Pierre à Louiseville.

Inondations: de mieux en mieux!

LOUISEVILLE — À l’instar de la météo, le portrait des inondations se fait plus intéressant. La situation s’améliore de jour en jour, si bien que les prévisions concernant une remontée marquée du niveau du lac Saint-Pierre ont été revues à la baisse.

Vendredi dernier, la Sécurité civile s’attendait à ce que le lac Saint-Pierre s’élève à 3,42 mètres, le 6 mai. En réalité, le niveau du lac a varié de 3,20 mètres à 3,27 mètres durant les dernières heures.

«On est à 3,22 mètres (lundi après-midi) et on s’attend à ce que le niveau soit stable entre le 6 et le 10 mai. Et à partir du 11 mai, on s’attend à ce que ça baisse pour ne plus remonter. C’est une bonne nouvelle», déclare Bernard Létourneau, porte-parole de la Sécurité civile.

Le scénario s’annonce plus positif étant donné que l’apport en eau provenant du secteur ouest du Québec est moindre qu’appréhendé.

«La baisse dans la région de l’Outaouais a été plus rapide que prévu, mentionne le porte-parole. Malgré le beau temps de la fin de semaine et les 15 à 20 mm de pluie qu’on annonce mercredi pour le nord de la Mauricie, on va se tenir à environ 3,22 mètres.»

Cette diminution a d’ailleurs été constatée à Louiseville.

«Les poches de sable restent là, car l’eau est encore haute. Mais ça a beaucoup baissé. On a moins de chaloupes, les chemins sont plus ouverts. Et on reste prudent», mentionne le maire, Yvon Deshaies.

Les niveaux d’eau sont de plus en plus rassurants, mais il est encore trop tôt pour baisser la garde. La Sécurité civile recommande aux riverains de ne pas enlever leurs sacs de sable.

Si les nouvelles s’annoncent bonnes, les autorités continuent de surveiller attentivement les cours d’eau de la région. La rivière Saint-Maurice aura un débit en hausse, mais sous le niveau d’alerte qui se situe en deçà du seuil d’inondation mineure. Le bassin versant de la rivière Saint-Maurice fait l’objet d’observation, notamment de la part de membres de l’Armée canadienne.

«On a une équipe au nord de La Tuque pour suivre l’évolution du dégel. On s’assure qu’on a les yeux posés sur le bassin versant au nord de La Tuque et de faire le suivi nécessaire», constate le lieutenant Jean-François Wehrung, représentant en affaires publiques pour la compagnie Trois-Rivières de l’Armée canadienne.

Les militaires au nord de La Tuque observent entre autres le réservoir Gouin et la rivière Croche. Au total, quelque 50 militaires se trouvent toujours dans la région afin d’effectuer des opérations de reconnaissance et des patrouilles de visibilité.

Hélène Langlais, directrice du service des communications de la Ville de La Tuque, confirme que la situation n’est nullement problématique.

«Il reste encore beaucoup de neige dans le nord, car il fait froid la nuit et ça fond tranquillement. On surveille plus le secteur de Parent. En 2017, on a eu un citoyen inondé de façon importante, car il est près du lac Mauser, près du village de Parent. Cette année, il a fait appel à nous et on a installé plus de 1000 sacs de sable. Il est très content des services reçus!»

Mme Langlais raconte qu’habituellement, la masse importante d’eau provenant de la fonte des neiges des secteurs boisés arrive durant les premiers jours de mai. Cette année, cette arrivée massive d’eau devrait se manifester la semaine prochaine.

«On est encore en mode surveillance», précise Mme Langlais, qui rappelle également aux gens d’éviter d’aller en forêt, car les routes forestières secondaires sont propices aux enlisements.