Les pompiers de Québec ont évacué quatre enfants d’une garderie en milieu familial sur la rue Champéry. En raison d’un début d’inondation, les parents des jeunes étaient venus les prendre en charge, mais ces derniers ne pouvaient les rejoindre, l’accumulation d’eau atteignant près d’un mètre de haut dans la rue en face de la résidence.

Inondation à Lac-Beauport: quatre enfants évacués de leur garderie en bateau

Quatre enfants ont dû être évacués de leur garderie en bateau pneumatique par les pompiers de Québec, lundi après-midi, à Lac-Beauport, après que la rivière jaune soit sortie de son lit, inondant une rue avoisinante.

Le Service de protection contre l’incendie de la ville de Québec (SPCIQ) avait déclaré plusieurs rivières de Québec en veille d’inondation, lundi, et le débordement de la rivière jaune, à Lac-Beauport, a finalement nécessité une intervention de l’escouade nautique des Pompiers en bonne et due forme.

Le SPCIQ a reçu un appel vers 15h pour l’évacuation de quatre enfants d’une garderie en milieu familial sur la rue Champéry. En raison d’un début d’inondation, les parents des jeunes étaient venus les prendre en charge, mais ces derniers ne pouvaient les rejoindre, l’accumulation d’eau atteignant près d’un mètre de haut dans la rue en face de la résidence.

Bien que la situation n’était pas dangereuse à ce moment pour les enfants à l’intérieur de la garderie, l’escouade nautique des Pompiers de Québec a été envoyée sur les lieux pour l’évacuation. Pour amener les jeunes à leurs parents sur une portion sèche de la rue, les sapeurs ont «fait des navettes avec un bateau pneumatique», a expliqué le porte-parole du SPCIQ, Bill Noonan.

La propriétaire de la garderie en milieu familial de même que les habitants des six autres résidences de la rue Champéry en zone inondée ont toutefois refusé l’aide des pompiers pour évacuer, préférant demeurer chez eux. Leur portion de la rue ayant été barrée à l’aide de tréteaux par les autorités pour des raisons de sécurité, les résidents se retrouvent donc en isolement jusqu’à nouvel ordre, alors que les pompiers maintiennent une veille de la rivière.

«Ce n’est pas dangereux pour eux présentement de rester dans leur résidence», a précisé M. Noonan.

Le SPCIQ a également veillé les rivières Montmorency et des Hurons, lundi, mais leur niveau semblait en voie de baisser, en fin d’après midi. À l’inverse, la rivière Saint-Charles menaçait de sortir de son lit en fin de journée.