Incidents aux télécabines: le Mont-Saint-Anne de retour à la case départ

Au lendemain d’un deuxième incident en trois semaines aux télécabines, les dirigeants du Mont-Sainte-Anne n’avaient aucune idée de la cause de l’arrêt brusque qui a blessé légèrement des skieurs.

«On est surpris par ce qui se passe, je n’ai pas d’explication précise, a dit Maxime Cretin, vice-président et directeur général du Mont-Sainte-Anne, jeudi, en conférence de presse. On est déterminé à recommencer à la base. On va diligenter une enquête à nouveau pour réanalyser le tout. On est de retour à la case départ. Les ingénieurs et les experts vont recommencer à la base.»

Après l’incident du 21 février, le Mont-Sainte-Anne avait assuré que ni un bris mécanique, ni une intervention humaine, ni une erreur opérationnelle n’avait provoqué l’accident. Il s’agissait plutôt d’une baisse de tension électrique indépendante de son contrôle, estimait la station de ski.

M. Cretin note une ressemblance entre cet incident et celui de mercredi. «Il y a eu une oscillation des cabines et du câble à nouveau», dit-il. «On a un creux de tension, donc ça ressemble vraiment à la même cause, le même facteur explicatif, même s’il faudra le déterminer», ajoute-t-il. 

Le vice-président et directeur général du Mont-Saint-Anne affirme qu’après le premier incident, un dispositif a été mis en place afin qu’en cas d’un nouveau creux de tension, la remontée mécanique «s’arrête simplement». «Avec ce qu’on a observé hier [mercredi], ce n’est pas ce qui s’est passé.»

M. Cretin affirme qu’après l’incident du 21 février, toutes les inspections réalisées par les experts du manufacturier, sous la supervision des autorités, avaient conclu que la télécabine était sécuritaire et conforme. Il ajoute que la réouverture du 1er mars avait été autorisée. 

Évacuation

Mercredi, 32 personnes qui étaient à bord des télécabines ont été évacuées après un arrêt brusque. Une personne a été transportée par ambulance. Il n’y a eu aucun blessé majeur. 

Le 21 février, il y a un peu moins de trois semaines, un arrêt brusque de la remontée mécanique avait fait 21 blessés. Des vitres des cabines s’étaient notamment brisées. 

Le 2 mars, un homme de Gatineau a demandé la permission d’exercer une action collective pour faire indemniser tous les skieurs victimes de cet arrêt d’urgence des télécabines.