Doudou Camara, propriétaire de l’immeuble touché par un début d’incendie dans la nuit de mardi à mercredi, a craint à un moment que tout parte en fumée. L’homme a été soigné pour des blessures à la main gaiche.
Doudou Camara, propriétaire de l’immeuble touché par un début d’incendie dans la nuit de mardi à mercredi, a craint à un moment que tout parte en fumée. L’homme a été soigné pour des blessures à la main gaiche.

Incendie dans Charlesbourg: angoissante nuit de Noël

Quelques heures après un incendie qui aurait pu être dramatique, le propriétaire d’un immeuble dans Charlesbourg raconte sa nuit de Noël angoissante avec l’évacuation de sept personnes, dont sa conjointe handicapée.

Les pompiers ont été appelés à 2h22, dans la nuit de mardi à mercredi, pour des flammes visibles entre deux portes au 388, 45e Rue Ouest, dans un immeuble construit en 1950. 

«L’incendie s’est déclaré chez mes locataires du demi-sous-sol. L’un des locataires est venu frapper à mon appartement pour me dire qu’il y avait le feu dans son logement», raconte Doudou Camara. 

En arrivant devant l’appartement, M. Camara remarque immédiatement d’où est parti le feu. «Il y avait un tableau à côté de l’entrée. Il y avait des flammes dessus. J’ai voulu le sortir, mais un pompier qui était arrivé entre-temps m’a dégagé de là», relate-t-il. 

En voulant intervenir, M. Camara s’est brûlé à trois doigts de la main gauche. Tenu à distance par les secours, l’homme se préoccupait peu de sa blessure : sa conjointe, une femme de 63 ans en fauteuil roulant, se trouvait encore dans leur appartement. 

Des pompiers et des policiers sont intervenus pour la sortir de l’immeuble. «J’ai eu très peur. Je ne savais pas quoi faire.»

À part la conjointe de M. Camara, tous les résidents avaient évacué l’immeuble avant l’arrivée des pompiers. Les sept personnes ont trouvé refuge dans un autobus du Réseau de transport de la Capitale. 

Pendant ce temps, les pompiers ont maîtrisé les flammes à l’aide d’une lance. L’incendie a été déclaré sous contrôle à 2h52. «J’étais angoissé que tout parte en fumée et de voir disparaître tous les souvenirs», confie M. Camara. 

Les résidents du 390, le logement de M. Camara, ont pu regagner leur domicile. Ceux du 388 ont été conduits chez des proches. Ils ont pu réintégrer leur logement dans la journée de mercredi. 

L’incendie a pris naissance au sous-sol de la maison de la 45e Rue Ouest.

Journée difficile 

Au lieu de fêter Noël avec ses amis venus de France, M. Camara a passé la journée à faire des appels pour faire venir Qualinet et un électricien. Il a dû aussi téléphoner à son assurance, mais en cette journée fériée, pas facile d’avoir quelqu’un. 

«Ma journée a été pas mal chamboulée. Qualinet a évacué l’eau, l’électricien a isolé le panneau électrique. Les pompiers et les policiers étaient là aussi. La porte d’entrée est brisée ainsi qu’une fenêtre», détaille-t-il. 

Le Commissariat aux incendies s’est présenté sur les lieux afin d’enquêter sur les causes et circonstances de l’incendie. Selon M. Camara, ses locataires sont des fumeurs. La cause n’a pas été déterminée pour l’instant et l’enquête est en cours.

Le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) n’a pas pu confirmer si les avertisseurs de fumée étaient fonctionnels ou non. 

Le SPCIQ rappelle à la population qu’il est essentiel d’avoir des avertisseurs de fumée fonctionnels.