À l'église Saint-Ignace-de-Loyola, des représentants des communautés vietnamiennes, burundaises et latino-américaines étaient à l'honneur.

Implication des immigrants à l'Église: Mgr Lacroix voit «une belle espérance»

L'immigration sourit à l'Église catholique, du moins à Québec. Selon l'archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, elle permet de renouveler la société québécoise d'un point de vue démographique, mais aide aussi à maintenir la vivacité de l'Église catholique.
Dans un Québec où la pratique de la foi catholique n'est plus ce qu'elle était - même le pape François avait affirmé l'été dernier à l'archevêque de Québec qu'il souhaitait «relever» la foi au Québec -, Mgr Gérald Cyprien Lacroix voit dans cette implication des communautés culturelles «une belle espérance».
Dans une église Saint-Ignace-de-Loyola bondée, l'archevêque de Québec a animé dimanche la célébration eucharistique de l'Épiphanie devant des centaines de représentants des différentes communautés culturelles de Québec.
Les immigrants représentent «une grande aide» à la vivacité de l'Église catholique dans la capitale et dans tous les centres urbains canadiens, a affirmé Mgr Lacroix, en entrevue au Soleil peu après la célébration. «Habituellement, les gens qui viennent d'autres pays arrivent ici avec une foi qui est très forte. C'est sûr que ça aide, c'est sûr.»
Mgr Lacroix est allé plus loin. Il estime que l'immigration permet de renouveler la société québécoise. «Ce sont des gens qui sont plus ouverts à faire des enfants», a-t-il exprimé, ajoutant qu'en ce moment, au Québec, le nombre de naissances est si bas qu'il ne permettrait pas de renouveler la population.
Chants, danse et folklore
La Fête interculturelle de l'Église catholique de Québec a prouvé dimanche que les communautés culturelles étaient bien impliquées. Des représentants des communautés vietnamiennes, burundaises et latino-américaines étaient à l'honneur, et avaient préparé des chants traditionnels de leur pays pour participer à la cérémonie eucharistique.
Une dizaine de femmes vietnamiennes avaient entre autres enfilé leurs robes traditionnelles, portées seulement à l'église ou pour des événements spéciaux, comme le mariage. Des robes colorées, faisant contraste aux habits plus communs.
«Ça prouve qu'on peut vivre ensemble même si on est différents», s'est réjoui l'archevêque de Québec.