Geneviève Guilbault, candidate caquiste dans Louis-Hébert, a expliqué mercredi que si la Coalition avenir Québec est élue, les entreprises de Québec et de Chaudière-Appalaches devraient voir les candidats étrangers qu’elles ont ciblés arriver plus vite chez elles qu’ailleurs au Québec.

Immigration: la CAQ priorise Québec et Chaudière-Appalaches

Parce qu’elles sont aux prises avec un grand problème de main-d’œuvre, la Coalition avenir Québec (CAQ) donnera la priorité aux régions de Québec et de Chaudière-Appalaches en immigration.

Geneviève Guilbault, candidate caquiste dans Louis-Hébert, a expliqué mercredi que si la CAQ est élue, les entreprises de ces régions devraient voir les candidats étrangers qu’elles ont ciblés arriver plus vite chez elles qu’ailleurs au Québec.

Questionnée sur la demande du maire de Québec Régis Labeaume, qui exige que sa ville reçoive davantage d’immigrants, Mme Guilbault a référé les journalistes à un engagement que son parti a pris dans sa plate-forme régionale présentée le 8 septembre, mais qui est passé inaperçu. 

«La CAQ a l’intention de mettre en place un projet qui va prioriser le traitement des dossiers des travailleurs immigrants qui ont un contrat de travail avec un employeur, une promesse d’embauche», a-t-elle soutenu. 

Seules les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches profiteront de ce projet-pilote au départ, ajoute Mme Guilbault. Son gouvernement s’attaquera aux «embûches administratives» qui empêchent les immigrants d’arriver rapidement. Ceux qui veulent travailler à Québec ou en Chaudière-Appalaches verront le traitement de leur dossier «priorisé ou accéléré». «C’est une mesure très importante de notre plate-forme régionale.»

Partout au Québec

Après une période de temps non déterminée, ce projet-pilote de traitement accéléré des dossiers serait étendu à tout le monde. «L’objectif, c’est de le faire avec toutes les régions du Québec», indique Mme Guilbault. 

«On est très conscients que toutes les régions du Québec sont aux prises avec de la pénurie de main-d’œuvre. Ce n’est pas exclusif à la Capitale-Nationale ou à Chaudière-Appalaches.» Mais la candidate dit croire que «la manière responsable d’amener un nouveau projet, c’est de le tester au minimum sur, disons, un échantillon représentatif». C’est pourquoi ces deux régions ont été choisies. 

La candidate caquiste n’était pas en mesure d’expliquer de façon précise comment son gouvernement s’y prendrait pour accélérer le traitement des demandes d’immigration. À l’heure actuelle, des milliers de dossiers sont bloqués, en attente d’une réponse du gouvernement fédéral. 

Mme Guilbault a soutenu que les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches recevront davantage d’immigrants sous un gouvernement caquiste, même si le nombre d’immigrants total d’immigrants que la province recevra sera réduit. «Oui, on en prend temporairement moins, mais on va mieux les accueillir.»

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GUERRE DE MOTS DANS LOUIS-HÉBERT

Le ton a monté entre la caquiste Geneviève Guilbault et le libéral Sébastien Proulx mercredi, qui se sont livrés à une guerre de mots.

«Sébastien Proulx est en panique», a lancé Mme Guilbault, qui l’a par la suite accusé de faire de la «démagogie pathétique» et de s’être livré à «une sortie désespérée» la veille, afin de cacher le «vide politique» que son parti laisse à la région de Québec. 

À M. Proulx qui accuse la Coalition avenir Québec (CAQ) de prendre la région de Québec pour acquise, Mme Guilbault réplique qu’elle est prête à débattre publiquement avec lui «de l’incidence de son triste bilan sur la qualité de vie des familles de Québec». 

Mme Guilbault estime que les libéraux ont pris très peu d’engagements pour la capitale depuis 2003 et encore, ils laissent une longue liste de projets non réalisés, comme le réaménagement de la tête des ponts ou la création d’une superclinique dans Chauveau. «Les gens sont saturés des libéraux.»

En après-midi, M. Proulx a soutenu que son adversaire était «susceptible» et qu’il préférait faire des annonces dans les derniers jours de la campagne pour les gens de Québec, au lieu d’avoir préparé une plate-forme comme la CAQ, qui se résume à «une série de généralités» selon lui.