Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Matane-Matapédia, Mathieu Quenum

Imbroglio concernant une demande d’entrevue d’un candidat de la CAQ

MONT-JOLI — Une demande d’entrevue adressée par le journaliste de la Télévision de la Mitis au candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Matane-­Matapédia a fait place à tout un imbroglio. L’équipe du candidat Mathieu Quenum aurait exigé, selon Marc Després, qu’il adresse d’abord sa demande par écrit et qu’il fasse part des sujets qu’il souhaitait aborder 24 heures d’avance pour que le parti autorise ou non d’accorder l’entrevue.

«On n’a rien envoyé, d’autant plus qu’on n’avait pas envoyé les sujets aux autres et qu’ils ne nous les avaient pas demandés non plus», indique M. Després. Entre-temps, le député sortant et candidat péquiste Pascal Bérubé, qui a eu vent de l’histoire, n’a pas tardé à dénoncer la situation sur Twitter.

Quelques heures plus tard, le journaliste de la télévision communautaire a reçu un courriel de Louise Boulay de la CAQ intitulé «Éthique professionnelle». «Comment M. Pascal Bérubé peut-il connaître les commentaires que vous avez eus avec M. Jean-Claude Caron de la CAQ concernant l’entrevue avec votre réseau de télévision?» interroge-t-elle. «Nous attendons une réponse.»

Louise Boulay nie avoir exigé les questions 24 heures d’avance. Pour répondre à nos questions, elle nous a recommandés à son collègue Jean-Claude Caron. 

«Si vous me demandez une entrevue avec le candidat Mathieu et que je vous demande si vous avez des sujets en particulier, allez-vous prendre le téléphone pour appeler Pascal Bérubé et lui dire, ou est-ce que, comme journaliste, vous allez garder ce que je vous ai dit comme confidentiel?» relance M. Caron comme question. «Pour toutes les autres entrevues qu’on avait faites, on nous avait envoyé une liste de questions. Si vous avez diverses questions à nous poser, il nous les faut 24 heures d’avance et on en discute au régional. C’est juste pour ne pas dire n’importe quoi. On fonctionne en équipe. C’est la politique de la CAQ.»

Mais du même souffle, M. Caron ajoute qu’il n’a jamais exigé que Marc Després lui fasse parvenir ses questions. «C’est une mauvaise compréhension de sa part», croit-il. Selon lui, le candidat n’a pas non plus d’autorisation à recevoir de la CAQ pour accepter une demande d’entrevue.

Après notre entretien avec le représentant de la CAQ, l’organisation a fait savoir à Télévision de la Mitis que son candidat avait un empêchement pour l’entrevue prévue mercredi.