«J’ai pensé faire un festival pour attirer les visiteurs, et tout de suite j’ai pensé à la chaloupe. C’était le gros plus de l’endroit, puis ça n’existait pas!» indique Sylviane Pilote, directrice générale du Parc maritime de Saint-Laurent à l'île d'Orléans.

Île d’Orléans: un nouveau festival mettant la chaloupe en vedette

Une chaloupe... cette embarcation qui peut nous sembler banale a bien plus d’histoire à raconter que ce que nous croyons. Le Parc maritime de Saint-Laurent propose même un festival qui lui est dédié, tellement elle en a à dire.

Le Festival de la chaloupe est officiellement lancé par le parc de l’île d’Orléans. La première édition, qui s’étendait sur une seule journée pour son année d’essai, a été un succès pour l’équipe.

«Peut-être que le Parc maritime ne va pas d’emblée intéresser les gens... Mais si tu crées quelque chose avec des activités qui les amènent sur le site, ça fonctionne. J’ai pensé faire un festival pour attirer les visiteurs, et tout de suite j’ai pensé à la chaloupe. C’était le gros plus de l’endroit, puis ça n’existait pas! On va dire aux gens à quel point cette embarcation-là a été importante dans le développement socio-économique de l’île d’Orléans, entre autres. Ce n’est pas juste une embarcation dans laquelle on va se promener, elle a plus que ça à nous raconter», soutient Sylviane Pilote, directrice générale du parc. 

La journée du 7 juillet dernier avait attiré quelque 450 personnes, et une pluie de bons commentaires a encouragé les employés à répéter l’expérience. Il deviendra assurément un événement récurent, qui s’étendra sur plusieurs jours l’an prochain. En plus de l’animation sur le site, un interprète-guide se promenait en incarnant un chaloupier, puis plusieurs ateliers et conférences ont été organisés.

Cet ajout à la programmation s’inscrit dans le désir d’agrandir l’offre du parc. L’équipe souhaite entre autres construire de plus grandes infrastructures pour accueillir plus de visiteurs.

«C’est un endroit avec tellement de potentiel de développement touristique, mais il n’est pas exploité à son maximum. Le festival, c’est d’abord pour faire connaître le parc. Je crois au thème et je crois en la recette pour amener la clientèle. C’est pour donner une sorte de sentiment d’appartenance. Il y a trop de monde qui ne sait pas que ce site-là existe», poursuit Mme Pilote.

Et ce n’est pas parce que l’intérêt manque que la dg développe de nouvelles idées, c’est parce qu’elle doit refuser l’accès à plusieurs groupes de personnes en raison du manque d’espace. Elle est présentement en processus de demandes de financement pour agrandir notamment sa boutique et son musée. Le site accueille environ 11 000 personnes par année, l’accès au parc étant saisonnier. 

La première édition du Festival de la chaloupe, qui s’étendait sur une seule journée pour son année d’essai, a été un succès pour l’équipe.

Un territoire riche

La mission du parc est en fait de préserver, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine maritime de l’île d’Orléans. La chalouperie Godbout, construite en 1838, est d’ailleurs sa vedette.

Le parc est situé sur le terrain d’un des plus gros chantiers maritimes au Québec. Ce chantier a fermé en 1967, notamment en raison de l’arrivée des bateaux en métal. Depuis, toutes ses installations ont été détruites. Dans les années 70, la conservation du patrimoine n’était pas une priorité.

Dans la mire de Mme Pilote? Une activité de réalité virtuelle qui place les anciennes installations sur le site, pour nous donner une idée de ce qui s’y passait à l’époque. 

«Notre mission principale, c’est la conservation de ce chantier maritime là. Pour nous, c’est important de créer des événements qui vont non seulement augmenter l’achalandage tant au niveau régional, local que touristique, mais qui vont nous permettre de diffuser le patrimoine et son histoire. Le but est de faire réaliser l’importance de cette petite chaloupe-là. Il faut comprendre qu’avant le pont... le seul moyen de traverser le fleuve était la chaloupe! Le métier de chaloupier était très répandu sur l’île.»

La dg est arrivée en poste il y a deux ans. Depuis, elle travaille à faire rayonner l’endroit. Sa tête grouille d’idées ludiques, originales qui permettront, elle l’espère, de faire de l’endroit un incontournable pour le circuit touristique. 

Elle donne donc rendez-vous aux visiteurs l’an prochain, pour un deuxième Festival de la chaloupe qui étonnera les plus grands, et amusera les plus petits.