Opération de delaminage (effritage de beton) effectuée par les employés du ministère des Transports.

Huit viaducs sécurisés à Québec et en Chaudière-Appalaches

Quarante-sept viaducs de la province ont fait l'objet d'une intervention du ministère des Transports du Québec entre mardi et jeudi de la semaine dernière afin de retirer des morceaux de béton jugés à risque de tomber au sol. Huit de ces interventions ont été réalisées dans la grande région de Québec, sans conséquence majeure.
La chute d'un imposant morceau de béton provenant du viaduc Henri-Bourassa à Montréal lundi dernier - qui n'était pas sans rappeler le tragique accident du viaduc de la Concorde, qui avait fait cinq victimes en septembre 2006 - a mené à cette vaste opération du ministère des Transports, ordonnée par le ministre Sylvain Gaudreault lui-même dans les heures suivant l'accident.
Au total, 605 structures jugées à risque à travers la province ont été passées au peigne fin entre mardi et jeudi, a fait savoir le ministre par voie de communiqué hier, dont près de 200 dans la région de Québec, incluant la Rive-Sud. L'intervention a finalement permis de sécuriser 47 d'entre elles.
Dans la région de la Capitale-Nationale, des morceaux de béton ont été retirés de 2 des 112 viaducs (2 %) inspectés. Dans la Chaudière-Appalaches, la proportion est de 6 viaducs modifiés sur 73 inspectés.
À Québec, la bretelle de la route 175 à la tête des ponts surplombant l'autoroute Henri-IV à Sainte-Foy a fait l'objet de travaux, tout comme le viaduc de l'avenue Blaise-Pascal au-dessus de l'autoroute Félix-Leclerc.
Sur la Rive-Sud, le viaduc situé à la sortie du pont de Québec sur la route 132 a été ciblé, tout comme un autre à Saint-Nicolas construit au-dessus de la voie ferroviaire.
Des viaducs au-dessus de l'autoroute 20 à Issoudun, à Saint-Roch-des-Aulnaies et à Saint-Michel-de-Bellechasse ont aussi été pris en charge. Le dernier des six surplombe l'autoroute 73, à Lévis.
«Il ne faut pas penser que le risque [de chute] était imminent», a nuancé Guillaume Paradis, porte-parole de Transports Québec. «Ce sont des structures qui présentaient un risque à court terme.» Encore là, M. Paradis place un bémol. «L'état des structures et les opérations à faire n'étaient pas préoccupants au point de devoir fermer la circulation», a-t-il expliqué, ajoutant que les morceaux retirés ne dépassaient guère quelques pouces.
Nouvelles procédures
N'empêche, il est clair que les façons de faire vont changer chez Transports Québec. En plus d'ordonner ces inspections, le ministre Gaudreault a réclamé des analyses systématiques en cas de gel et dégel ou tout autre évènement climatique préoccupant. Ces nouvelles procédures sont déjà mises en place au Ministère. «On va modifier nos façons de faire pour s'améliorer. On est tout à fait conscients que le réseau routier est vieillissant», a assuré M. Paradis.
Les viaducs de la province sont inspectés aux trois ans, selon le protocole de Transports Québec. «On identifie les risques qu'il se crée des fragments de béton et on les note au système.» Pour les constructions présentant des signes de vieillissement plus avancés, les inspections se font généralement une fois par année, a indiqué Guillaume Paradis.
Tous les rapports d'inspection sont disponibles sur le site Web de Transports Québec.