La Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine signale huit nouveaux cas de COVID-19 sur ce territoire, ce qui porte le total à 146 infections depuis le début de la pandémie.
La Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine signale huit nouveaux cas de COVID-19 sur ce territoire, ce qui porte le total à 146 infections depuis le début de la pandémie.

Huit nouveaux cas de COVID-19 en Gaspésie et aux Îles

MARIA – La Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine signale huit nouveaux cas de COVID-19 sur ce territoire, ce qui porte le total à 146 infections depuis le début de la pandémie. Quatre de ces cas sont portés à la fiche des supermarchés IGA de Paspébiac et de New Richmond, pour un total de 19 dans cette grappe épidémiologique.

Un travailleur de la santé a aussi été infecté, ce qui porte le total à 32 pour ce domaine. Les trois autres nouveaux cas rapportés mercredi sont sous enquête et la Direction de la santé publique ne les relie pas à une grappe connue pour le moment. Cinq personnes de plus sont déclarées guéries du coronavirus dans la région, ce qui porte le total à 41.

Il n’y a eu aucune hospitalisation et aucun décès au cours des 24 dernières heures. La Baie-des-Chaleurs compte 107 cas d’infection, la MRC du Rocher-Percé, 22 et les Îles-de-la-Madeleine, neuf. Les MRC de la Haute-Gaspésie et Côte-de-Gaspé comptent moins de cinq cas.

D’autre part, le Centre intégré de Santé et de services sociaux de la Gaspésie annonce que les urgences des hôpitaux de Maria, Chandler, Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts sont maintenant des cliniques désignées d’évaluation de la COVID-19, pour protéger la population en diminuant les risques de propagation du virus entre personnes symptomatiques et asymptomatiques.

Gespeg désavantagée, selon le chef

Par ailleurs, le chef des Micmacs de Gespeg, Terry Shaw, déplore le refus essuyé par son conseil dans une requête formulée auprès du gouvernement fédéral afin que sa communauté obtienne un meilleur financement pour faire face à ses responsabilités en marge de la pandémie de COVID-19.

Le chef Shaw fait valoir que Gespeg a reçu moins d’argent que d’autres communautés autochtones parce qu’elle n’a pas d’assise territoriale, ou une réserve. Les 1500 membres de Gespeg sont dispersés dans le secteur de la ville de Gaspé et ailleurs au Québec dans des proportions assez égales.

«Nous recevons une subvention minime, mais pour maintenir nos services, nous avons besoin d’exploiter nos ressources naturelles, comme les pêches, la forêt, le tourisme. Les pêches, c’est notre vache à lait, mais il y a du retard et beaucoup d’incertitude sur ce qui va se passer cette année. En même temps, nous avons plus de responsabilités, pour que notre personnel passe en mode télétravail, puis embaucher l’expertise pour répondre à nos membres, les aînés surtout, qui ont des questions, des inquiétudes au sujet de la pandémie » précise le chef Shaw.

Gespeg a reçu 50 000 $ d’Ottawa comme appui financier pour s’adapter aux inconvénients de la pandémie. «On a fait une demande raisonnable d’aide financière de 150 000 et ça a été refusé», déplore Terry Shaw.

L’an passé, les pêches commerciales ont rapporté près de 4 millions $ de revenus à Gespeg et il est admis que ce sera beaucoup moins cette année.

Gespeg jouit de l’appui ferme de Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières nations Québec-Labrador. «Le premier ministre (Justin Trudeau) et son gouvernement affirment qu’il n’y a pas de relation plus importante que celle avec les Autochtones. Le traitement des membres de Gespeg et de ses autorités locales ne passe certainement pas le test quand l’existence d’une terre de réserve semble constituer la base décisionnelle pour répondre à des besoins urgents en cas de pandémie grave, où des vies peuvent être en jeu», s’indigne-t-il.