Exploramer est l’un des musées de sciences à avoir signé le Pacte pour la transition.

Huit musées de sciences ont signé le Pacte

RIMOUSKI — Huit musées de sciences du Québec ont signé le Pacte pour la transition et invitent les autres institutions muséales, tout comme les citoyens, à en faire autant.

«La communauté scientifique le dit : il faut agir rapidement et modifier nos habitudes de vie pour limiter le réchauffement climatique», souligne Sandra Gauthier, la directrice d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie. Dans leur plus récent rapport, les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont révélé que, «pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius, il faudrait modifier rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société […]. Outre les avantages évidents pour les populations et les écosystèmes naturels, le fait de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius et non à 2 degrés Celsius permettrait également de faire en sorte que la société soit plus durable et plus équitable.»

En réaction à ce rapport, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré : «Nous avons deux ans pour agir sous peine de conséquences désastreuses.» La semaine dernière, des artistes et des scientifiques québécois ont uni leur voix à celle des Nations Unies en signant le Pacte.

Sur les 12 musées à caractère scientifique du Québec, ce sont les huit musées reconnus et non soutenus qui ont emboîté le pas. Parmi eux, notons Aster de Saint-Louis-du-Ha! Ha! au Témiscouata, le Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac, le Centre de la biodiversité de Bécancour et Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts.

«C’est important d’inciter la population et les autres institutions muséales à signer le Pacte et c’est dans notre mission d’éduquer la population, notamment sur les enjeux environnementaux», mentionne Mme Gauthier.

Pour le groupe des huit musées signataires, c’est une façon «de s’engager à faire sa juste part pour réduire son empreinte écologique et de demander aux gouvernements de poser des actions concrètes pour atteindre les cibles».

En participant à cette démarche, le groupe a la conviction de mettre en œuvre la vision du biologiste René Dubos qui, en marge du premier Sommet sur l’environnement en 1972, avait été le premier à lancer la formule «penser global, agir local». Selon les représentants des huit musées de sciences, c’est aussi une invitation à «protéger le monde dans lequel nous vivons ainsi que l’eau, l’air et les sols qui nous nourrissent».

Pour signer le pacte : www.lepacte.ca