Les chandelles sont désormais interdites à l’Hôtel de Glace. La direction a toujours assuré qu’une présence était maintenue 24 heures sur 24. Les pompiers ont pour leur part recommandé une augmentation de la fréquence des inspections.

Hôtel de Glace: sécurité renforcée après l'incendie

La direction du Village Vacances Valcartier a dû modifier ses installations de l’Hôtel de Glace pour des raisons de sécurité. Le tout après que la Régie du bâtiment eut envoyé des avis de non-conformité dans la foulée de l’incendie survenu le 9 janvier.

Jean-Pierre Turcotte, vice-président innovation technologique et marketing au Groupe Calypso Valcartier, a confirmé vendredi que «des travaux» ont dû être effectuées au cours des derniers jours.   

Selon la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), citée vendredi par Radio-Canada, des «inspecteurs ont remarqué que l’éclairage minimum n’était pas respecté dans les corridors et les espaces communs», alors que «la signalisation des sorties d’urgence n’était pas adéquate». 

Le Soleil n’a pas été en mesure d’obtenir de détails de la RBQ quant à la gravité des manquements. Le Village Vacances Valcartier a pour sa part qualifié les travaux de simple «mise à jour».    

Pour les hôtels et autres bâtiments «abritant des lieux de sommeil», la Régie exige que «les escaliers d’issue, les moyens d’évacuation et les corridors communs doivent être munis d’un système d’éclairage d’urgence qui peut être maintenu en fonction pendant au moins 30 minutes en cas de panne du système électrique régulier», peut-on lire sur le portail de la Régie. 

Réaction rapide

Selon M. Turcotte, les avis de la RBQ ont été envoyés «vers la fin de la semaine dernière». La direction du Village Vacances Valcartier a aussitôt réagi, a-t-il insisté, même si elle n’a pas cru bon de le publiciser. En cinq jours ouvrables, «tout était conforme». «On a transmis notre réponse officielle tel que le requiert le formulaire [de la Régie]. C’est déjà parti. […] On est une entreprise de divertissement familial. C’est important que les gens qui viennent en famille se sentent en sécurité.»

La Loi sur les bâtiments prévoit que des amendes puissent être envoyées si des gestionnaires n’arrivent pas à atteindre les exigences de la Régie dans un délai raisonnable.

Autres failles de sécurité

Les inspections découlaient directement de l’incendie qui s’est déclaré à l’Hôtel de Glace dans la nuit du 8 au 9 janvier dernier. Le feu avait pris naissance dans une suite lorsqu’une chandelle est entrée en contact avec un sac de couchage. Six clients, dont les deux occupants de la chambre, ont dû recevoir des soins après avoir inhalé de la fumée.

Le Soleil relevait quelques jours plus tard d’importantes failles de sécurité au moment du sinistre. D’après un rapport interne, personne ne se trouvait à l’intérieur de l’hôtel lorsque le feu a éclaté, vers 1h. 

Heureusement qu’un employé à l’extérieur a remarqué que de la fumée s’échappait du corridor principal de l’hôtel. Il est alors allé chercher l’employé chargé des rondes d’inspection, en pause, pour procéder à l’évacuation de la trentaine de clients.

Certains des évacués avaient affirmé que les corridors étaient sombres et qu’il était difficile de s’orienter. «L’employé leur a montré la sortie en la pointant avec sa lampe de poche, par chance puisqu’ils n’auraient jamais été capables de sortir sans cela», pouvait-on lire dans le rapport.

Les chandelles sont désormais interdites à l’Hôtel de Glace. La direction a toujours assuré qu’une présence était maintenue 24 heures sur 24. Les pompiers ont pour leur part recommandé une augmentation de la fréquence des inspections.