Hôtel de glace: des airs de cirque à Valcartier

L’Hôtel de glace du Village Vacances Valcartier prend des airs de cirque où les sculptures acrobatiques du grand hall se mélangent aux ours, chevaux et cracheurs de feu qui ornent les murs des chambres.

C’est sous les projecteurs du cirque que se déploie le 18e Hôtel de glace. Le maître de piste, Jacques Desbois, estime que c’est un choix qui a été porteur pour décliner le thème à travers différents concepts. «Quand on parle du cirque, ça ouvre les portes à l’émerveillement, à l’enchantement.»

Ainsi, l’Hôtel est habité par des sculptures de glace représentant des acrobates. Pour la première fois, une sculpture de glace suspendue au plafond orne le grand hall. Clowns et autres personnages se profilent dans les murs en neige. 

Encore cette année, les courageux pourront passer la nuit à environ -5 °C dans une des 45 chambres, dont 18 suites finement sculptées. Du cirque équestre au cirque russe avec ses ours, chacune des suites représente le cirque sous toutes ses formes et à travers ses différents arts. 

Les visiteurs à la journée y trouvent aussi leur compte, le temps de déguster une boisson froide ou chaude dans l’un des trois bars thématiques après avoir fait le tour du proprio. Parmi les nouveautés, il est possible de faire saucette dans un des spas à l’entrée de la grande place extérieure. 

Vers de nouveaux records

L’Hôtel de glace en est à son second hiver à Valcartier. Pour M. Desbois, aucun doute possible, l’expérience est concluante. «Jusqu’en 2016, l’hôtel était un événement en soi, explique-t-il, en référence à la période avant l’association avec Village Vacances. On a fait évoluer le concept en l’intégrant dans un grand ensemble récréotouristique. Chacun apporte à l’autre. Il peut encore grandir et développer de nouveaux concepts de créativité. La limite, c’est l’imagination», soutient M. Desbois.

«Notre estimation est d’environ 150 000 visiteurs cette année. Ça serait un record d’achalandage, poursuit-il. En ouvrant le 23 décembre de façon hâtive, ça contribue à atteindre de nouveaux sommets.» De ce nombre, 4000 devraient passer une nuit dans l’hôtel qui inaugure officiellement une quinzaine de chambres ce jeudi. L’ensemble des 45 chambres sera disponible d’ici le 19 janvier, date à laquelle se déroulera une grande soirée d’ouverture.

Le complexe inclut toujours la chapelle de 80 places où sont célébrés bon an mal an une trentaine de mariages. «Il y en a 19 confirmés et une dizaine d’autres en pourparlers», précise M. Desbois, visiblement heureux que l’attrait garde toujours le même engouement auprès de la clientèle.

«Le renouvellement du produit est un défi annuel, surtout auprès de la clientèle régionale. Et le secret, c’est de répartir la tâche sur plusieurs épaules. Être perméable aux idées du personnel et des visiteurs», conclut-il.

La chapelle de l'Hôtel de glace, où sont célébrés bon an mal an une trentaine de mariages.

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UN DERNIER HIVER POUR JACQUES DESBOIS

Il y a 20 ans, Jacques Desbois se rendait en Suède dans le but d’importer en Amérique le concept d’hôtel de glace. Après deux décennies à faire grandir ce produit hivernal toujours unique de ce côté-ci de l’Atlantique, son fondateur tire sa révérence.

«Je me sens très serein. C’est un passage réussi à Valcartier. J’accompagne la relève. Je passe le flambeau.» D’ici trois semaines, le père de l’Hôtel de glace laissera définitivement les rennes de l’entreprise. Aujourd’hui, il part avec un sentiment d’accomplissement.

«Dès les débuts, quand je suis allé en Suède et que je suis entré dans l’Hôtel de glace, j’avais déjà pris conscience de l’ampleur de ce que pouvait devenir ce concept», confie-t-il. 

Jacques Desbois, le fondateur de l'Hôtel de glace

Depuis la première érection d’un hôtel en 2001 à la chute Montmorency, il n’a jamais douté du potentiel de cet attrait éphémère. «J’ai toujours été animé par le fait que le concept pouvait grandir et devenir plus grand que ce que je pensais.»

De 2002 à 2010, l’Hôtel était érigé à la station touristique Duchesnay, puis dans l’ancien zoo de Charlesbourg de 2011 à 2016. Cette même année, l’association avec le Village Vacances Valcartier avait pour objectif d’amener le concept encore plus loin. Pari gagné.

«Je laisse l’Hôtel qui est promis à un très grand avenir», avance son créateur. Après avoir tourné ce chapitre important de sa vie, il désire maintenant être comme un «papier buvard» et s’imprégner d’idées nouvelles.

Mais avant, il compte bien profiter de la saison froide de façon différente. «Je suis un cordonnier mal chaussé. Depuis 20 ans, je suis dans ce business-là parce que je suis un amant de l’hiver. Là, je vais en profiter comme il faut. Je vais jouer dehors», termine-t-il, le sourire aux lèvres.