Lors du rassemblement, 226 croix ont été plantées devant l’Hôtel du Parlement du Québec, une pour chaque victime d’accident de travail mortel l’an dernier et décès lié à une maladie professionnelle au Québec.

Hommage aux victimes d’accidents de travail

Plus de 70 pays rendent hommage dimanche aux victimes d’accidents de travail en ce 28 avril, Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail.

Au Québec, 62 personnes ont perdu la vie lors d’un accident de travail l’an dernier, selon les données de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. La CNESST recense aussi 164 morts liées à une maladie professionnelle en 2018, soit quatre décès de moins que l’année précédente.

La FTQ a lancé un appel à la manifestation dimanche après-midi en face de l’Assemblée nationale à Québec, pour réclamer que la Loi sur la santé et la sécurité du travail s’applique à tous les travailleurs de la province.

«On est devant l’Assemblée nationale pour rappeler aux législateurs les obligations de mettre en vigueur les dispositions de la loi qui permettent une meilleure prévention», a affirmé Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, en entrevue à La Presse canadienne.

Il note que plusieurs employeurs du secteur de la construction hésitent, encore aujourd’hui, à investir en prévention en raison des coûts qui y sont associés.

«Ces dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 1980. Elles s’appliquaient aux secteurs des mines, des fonderies et des papetières, notamment, et on a vu une chute drastique du taux de lésions professionnelles. Ç’a fonctionné, et je vous dirais que ces grandes entreprises ne voudraient plus retourner en arrière», souligne M. Cadieux.

Lors du rassemblement, 226 croix ont été plantées devant l’Hôtel du Parlement du Québec, une pour chaque victime d’accident de travail mortel l’an dernier et décès lié à une maladie professionnelle au Québec.

Une minute de silence lundi

Comme le 28 avril est un dimanche cette année, à la CSN on observera une minute de silence le lendemain, lundi à 10h, pour rendre hommage aux victimes.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ), l’Association de la construction du Québec (ACQ), le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, la CNESST et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, figurent aussi parmi tous ceux qui ont souligné l’importance de cette journée par voie de communiqué.

Le ministre Boulet a notamment reconnu qu’«il se produit encore trop d’accidents du travail au Québec, qu’ils soient mortels ou non.»

Plus de 91 000 personnes ont subi un accident du travail au Québec en 2018, ce qui représente un accident toutes les 6 minutes, selon la CNESST.