Nicole Dumontet pose en compagnie d'Hillary Clinton au Manoir Hovey, à North Hatley.

Hillary Clinton craque pour les Québécois

Hillary Clinton trouve que les Québécois sont très gentils et sympathiques, a relaté Nicole Dumontet, une Montréalaise qui a déjeuné mardi matin à la table voisine de l'ancienne candidate démocrate à la présidence des États-Unis et de sa famille, qui est en vacances à North Hatley, en Estrie.
La dame séjournait elle aussi au Manoir Hovey, où les Clinton ont établi résidence lors de leurs vacances en sol québécois.
Le couple Clinton, Hillary et Bill, ainsi que leur fille Chelsea, se comportaient de façon très simple, comme n'importe quels autres vacanciers, juge-t-elle. Ils semblaient très proches les uns des autres, parents et grands-parents jouant avec les petits-enfants et s'occupant d'eux. Le bébé, dernier-né de Chelsea Clinton, marchait à quatre pattes entre les tables. Des gens comme nous, a-t-elle souligné en entrevue téléphonique.
Mme Dumontet n'a pu résister et est allée parler à ses voisins de table, surtout pour échanger avec Hillary Clinton, une femme qu'elle admire. M. Clinton lui a décroché un beau sourire, dit-elle.
Quant à Mme Clinton, elle a confié trouver la région très belle et être heureuse de s'y trouver, a rapporté Mme Dumontet.
L'ex-politicienne a ensuite fort gentiment accepté - avec plaisir, a-t-elle dit - de se faire prendre en photo, enlevant ses lunettes fumées pour la prise d'image.
Elle a insisté à plusieurs reprises que cela ne la dérangeait pas que les gens viennent lui parler ou se faire photographier, car elle a dit - en anglais - trouver les Québécois très sympathiques.
Mais peu de clients de l'hôtel s'approchaient de leur table, ni mardi matin ni lundi soir au souper, dans le restaurant du manoir, note la retraitée. «Ils étaient dans la salle à manger comme tout le monde», dit-elle.
«Mais on ne voulait pas trop les déranger», précise la dame qui s'est «retenue» de poser des questions sur la politique, notamment sur l'actuel président américain Donald Trump.
Les gens semblaient respecter le fait que la famille est en vacances, juge-t-elle.
Ils sont très simples, «comme si on se connaissait depuis longtemps». Vraiment très gentils, a-t-elle répété.
Malgré ces invités de marque, tout était normal au manoir, et pas de curieux aux portes de l'hôtel, a dit la dame, qui a noté pour seule différence quelques gardes du corps. Mme Dumontet séjourne depuis 20 ans dans cette auberge renommée de l'Estrie, lors de vacances. Elle s'y trouvait lundi et mardi avec son conjoint.
Elle admet avoir réservé une chambre après avoir appris que l'ex-candidate présidentielle s'y trouverait. «Il faut que je sois franche avec vous. On est allés parce que les Clinton étaient là», a-t-elle lancé en riant.
L'habituée du manoir a placé l'appel, espérant obtenir une chambre et dit avoir mis la main sur la dernière disponible. Après avoir suivi les élections américaines de près, elle a expliqué avoir souhaité voir une femme accéder à la présidence des États-Unis, mais aussi une politicienne qui inspire plus la confiance que celui qui l'a emporté, Donald Trump.
Le directeur du personnel du manoir, qu'elle connaît bien, lui a dit que tous les membres de la famille sont très gentils et qu'ils n'ont causé aucune difficulté.
Mme Clinton et son mari, président des États-Unis de 1993 à 2001, sont ensuite allés se promener mardi dans le village de North Hatley, serrant des mains et bavardant avec les gens sur leur passage.
Interrogé au coeur du village par une journaliste de Radio-Canada au sujet de Jean Chrétien, l'ancien premier ministre du Canada qui était au pouvoir en même temps que lui - pendant environ huit ans - M. Clinton a dit souhaiter le voir pendant leur séjour au Québec, disant même espérer que «cet ami très proche» soit des leurs pour sa fête, vendredi. M. Clinton est né le 19 août 1946.