Une étude réalisée en 2002 recommandait déjà le passage de deux à trois voies sur toute la longueur de l'autoroute Henri-IV, qui est plus étroite entre les boulevards Charest et Hamel environ.

Henri-IV: Labeaume ouvert aux voies réservées... pour le covoiturage

Régis Labeaume n'est plus contre le principe des voies réservées sur une autoroute Henri-IV élargie, à condition qu'elles servent uniquement au covoiturage et qu'elles soulagent le trafic sur les six voies de circulation. Il évoque même la possibilité d'en ajouter sur Charest, Laurentienne, Henri-Bourassa et bien sûr Robert-Bourassa.
«La question que je me pose et à laquelle j'attends une réponse dans l'étude [à venir sur le covoiturage], c'est : est-ce que ce serait payant en termes de fluidité?» a demandé mercredi le maire de Québec, à la fin d'un point de presse à l'hôtel de ville. Si la réponse est oui, le politicien se dit prêt à implanter la formule sur les grandes artères de la ville.
Hormis le boulevard Henri-Bourassa et Charest dans sa partie urbaine, notons toutefois que les routes ciblées sont la propriété du ministère des Transports du Québec, qui les aménage et les entretient.
M. Labeaume a précisé que, pour lui, le covoiturage, «c'est deux personnes» par véhicule, ce qui est le cas de 25 à 30 % des équipages. Actuellement, il faut être trois par voiture pour emprunter la voie réservée au transport en commun de l'autoroute Dufferin-Montmorency.
Selon le maire, le premier couloir pour covoitureurs devrait apparaître sur Robert-Bourassa, qui possède déjà des voies réservées pour les autobus. «En toute logique, ça devrait commencer là», a-t-il lâché.
Questionné sur Henri-IV, que le gouvernement péquiste se dit prêt à élargir à condition d'y insérer des voies réservées, M. Labeaume est toujours aussi catégorique. «Nous ne changeons pas d'idée sur la voie réservée pour les autobus, c'est non» car il y a trop peu de véhicules du Réseau de transport de la Capitale (RTC) qui transitent par là. Si le covoiturage s'y avérait payant, il pourrait toutefois changer d'idée... une fois les études et les travaux complétés.
«Il faut que ça aide la circulation dans les deux autres couloirs. C'est l'ensemble de l'oeuvre qui nous intéresse», insiste-t-il. «Si, au total, ça n'améliore pas la vitesse de 100 % des automobilistes, on ne le fait pas.»
Le sujet sera à l'ordre du jour d'une rencontre avec le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, la semaine prochaine. Celui-ci a déjà dit qu'il était pour du covoiturage sur les futures voies d'Henri-IV.