Le BST a précisé vendredi que la batterie de l'hélicoptère Robinson R44 était au maximum de sa capacité, qu'elle était en bonne condition et qu'elle aurait émis un signal de détresse à la suite de l'impact si l'interrupteur avait été en position «ARM».

Hélicoptère du président de Savoura: la balise de détresse était fonctionnelle

MONTRÉAL — La radiobalise de détresse de l'hélicoptère dans lequel prenait place le président de Savoura, Stéphane Roy, était fonctionnelle, a révélé vendredi le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST).

Dans un communiqué transmis en matinée, le BST a également précisé que la batterie de l'hélicoptère Robinson R44 était au maximum de sa capacité, qu'elle était en bonne condition et qu'elle aurait émis un signal de détresse à la suite de l'impact si l'interrupteur avait été en position «ARM».

Or, le BST avait précisé il y a une semaine que l'interrupteur avait été trouvé à la position «OFF».

En position armée, la radiobalise est programmée pour émettre des signaux de détresse automatiquement, s'il y a un impact.

En entrevue avec La Presse canadienne, Hans Obas, membre de l'Observatoire international de l'aéronautique et de l'aviation, avait expliqué qu'un pilote d'hélicoptère doit, avant un vol, s'assurer que l'interrupteur est en position «ARM».

L'écrasement de l'hélicoptère a coûté la vie à Stéphane Roy et à son fils de 14 ans, Justin. L'appareil avait été porté manquant le 11 juillet, et a été retrouvé le 25 juillet dans le secteur du lac Valtrie, à environ 80 kilomètres au sud-est du Lac-De La Bidière, d'où Stéphane Roy et son fils avaient décollé.

Dans son communiqué, le BST rappelle aux pilotes de s'assurer que l'interrupteur soit en position «ARM» afin de réduire les délais dans les recherches et sauvetage d'un aéronef porté disparu et d'augmenter du même coup les chances de survie des occupants.