La hausse fulgurante du prix du bitume n’affecte pas seulement les finances de la Ville de Québec. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) et la Ville de Lévis analysent aussi la possibilité de reporter des travaux.

Hausse du prix du bitume: le MTQ et Lévis songent à reporter des travaux

La hausse fulgurante du prix du bitume n’affecte pas seulement les finances de la Ville de Québec. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) et la Ville de Lévis analysent aussi la possibilité de reporter des travaux.

L’équipe d’analyse de marchés du MTQ évaluera la possibilité de reporter à l’an prochain des travaux prévus en 2018. «On va regarder l’ampleur et l’urgence des projets, leur impact sur la circulation et documenter aussi les impacts monétaires, confirme le porte-parole Alexandre Bougie. 

«À la lumière des informations recueillies, l’équipe d’analyse fera des recommandations s’il est préférable ou non de reporter des chantiers lorsque le marché sera plus favorable. Évidemment, aucun report ne doit mettre en danger la sécurité des usagers», ajoute-t-il.

M. Bougie précise que les contrats signés et les processus d’appel d’offres en cours seront respectés. 

Dans la seule région de la Capitale-Nationale, le gouvernement du Québec annonçait en mars des investissements de 421 980 000 $ au cours des deux prochaines années. Dans Chaudière-Appalaches, ce sont 318 millions $ qui doivent être investis sur deux ans.

À la Ville de Lévis, une analyse est aussi en cours, confirme Nicole Rodrigue, conseillère en communications. «Nous avons commencé cette réflexion tout récemment. Pour l’instant, nous ne pouvons dire combien de chantiers pourraient être reportés.»

Augmentation de 67 %

Le Soleil rapportait mardi que la Ville de Québec reportait d’un an 15 % de ses 850 chantiers prévus en 2018 à cause de la hausse du prix du bitume.

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Depuis le 1er août 2018, le prix s’élève à 1010 $ la tonne. À titre comparatif, il était à 875 $ la tonne en mai de cette année et à 605 $ en août 2017. C’est une augmentation de 67 % en seulement un an. À elle seule, cette hausse peut faire grimper de 15 % à 20 % le coût d’un chantier. Il faut remonter à 2007 pour observer un prix à la tonne aussi élevé.

Il manquerait 3 millions de tonnes de bitume en Amérique du Nord à cause de problèmes d’approvisionnement auprès des raffineries. L’une des plus importantes, située au Wisconsin, a subi des bris majeurs à la suite d’une explosion survenue en avril. La rareté du bitume oblige les fournisseurs à s’approvisionner en Europe.