Le nombre de passagers ayant transité par l’aéroport international Jean-Lesage a augmenté de 55 000 pour atteindre un sommet de 1 670 880 passagers en 2017.

Hausse d’achalandage à l'aéroport de Québec malgré la perte de vols internationaux

L’aéroport de Québec a enregistré une hausse d’achalandage de 3,4 % en 2017. Les vols vers les États-Unis et l’international ont encore baissé, en raison notamment de la réfection de la piste d’atterrissage principale, mais les vols intérieurs ont largement compensé.

Le nombre de passagers ayant transité par l’aéroport international Jean-Lesage a augmenté de 55 000 pour atteindre un sommet de 1 670 880 passagers. Cela fait une moyenne de 1000 passagers de plus par semaine.

L’année 2017 était singulière puisque des travaux sur la piste d’atterrissage principale ont empêché les gros porteurs d’atterrir entre le 23 mai et le 9 août. Des appareils plus petits ont été utilisés et des correspondances à Montréal et à Toronto ont été ajoutées pour desservir l’étranger. 

Des répercussions ont été constatées sur la répartition des vols. Le nombre de vols vers les États-Unis a diminué de 338 ou 19 %. Les vols vers les autres destinations internationales ont aussi régressé de 208 ou 19 %. En contrepartie, 1284 vols de plus ont décollé vers d’autres aéroports canadiens pour atteindre 15 832 vols. C’est donc 88 % des départs de Québec qui n’ont pas traversé les frontières du Canada. 

Selon Gaëtan Gagné, président et chef de la direction d’Aéroport de Québec inc., la tendance à la baisse des vols à destinations des États-Unis est «pancanadienne», du moins dans les aéroports de taille comparable. 

À Québec, cela fait plusieurs années qu’elle se fait sentir. M. Gagné l’attribue au repositionnement des entreprises aériennes américaines vers les grands centres. Du coup, les transporteurs canadiens font la navette avec les gros aéroports qui concentrent la clientèle vers les destinations américaines. Pour les clients de Québec, cela signifie davantage de correspondances. 

«Les vols qu’on perd du côté américain, on les regagne du côté canadien», résume le grand patron de l’aéroport, qui préfère s’attarder au nombre de passagers qu’à leur destination. 

Celui-ci s’attend à une «bonne année» 2018 et une «excellente année» 2019. Encore «en construction jusqu’aux oreilles», l’aéroport fonctionne actuellement à 80 % de sa capacité, estime M. Gagné. Le nouveau terminal des arrivées internationales est ouvert, mais il reste à faire la jonction avec l’ancien, puis à rénover le secteur des arrivées domestiques. Le chantier doit être complété à l'été 2019.