Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger n'a pas encore décidé s'il reprendra ou pas ses fonctions à l'hôtel de ville.

Harcèlement psychologique : entente entre Émile Loranger et sa plaignante

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger en est venu à une entente avec l'employée qui avait déposé une plainte pour harcèlement psychologique.

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, en est venu à une entente avec l'employée qui avait déposé une plainte pour harcèlement psychologique. Les élus du conseil municipal ont entériné mardi soir une entente dans laquelle près de 200 000$ seront versés à la plaignante.

La somme se décline en 99 000$ en dommages et intérêts, 95 700$ d'indemnité de départ et 5300$ aux fins de recherche d’emploi. «La personne plaignante estimant qu’il lui était impossible de revenir à l’emploi et de reprendre ses fonctions», écrit la Ville de L’Ancienne-Lorette dans un communiqué publié à l’issue du conseil municipal de mardi.

La municipalité ajoute que le poste occupé par la personne plaignante sera aboli.

La somme de 30 000$ sera aussi versée à la firme Bellemare Avocats à titre d’honoraires professionnels et déboursés.  Malgré cette entente de principe, Émile Loranger n'a pas encore décidé s'il reprendra ou non ses fonctions à l'hôtel de ville.

Cette entente évite la tenue d’un procès et vient conclure une histoire qui remonte à juin alors qu’une employée de la Ville de L'Ancienne-Lorette, alors en arrêt de travail, a déposé une plainte pour harcèlement psychologique auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). 

Largué par son équipe

Émile Loranger, maire de L'Ancienne-Lorette depuis 1983, s’était par la suite fait discret au conseil municipal de L’Ancienne-Lorette, ne se présentant pas d’avril à juillet. À ce moment, les élus avaient siégé le temps d’un conseil extraordinaire de deux minutes et vingt-cinq secondes. Cette séance permettait alors à M. Loranger d’éviter une possible destitution entraînée après 90 jours consécutifs d’absence comme le stipule La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

En septembre, autre rebondissement alors que devant le malaise créé par cette plainte de harcèlement psychologique, les quatre conseillers de l’équipe de M. Loranger ont annoncé qu’ils siégeaient dorénavant comme indépendants. «On lui a demandé de ne pas revenir à son poste pour l’instant», avait à l’époque indiqué la conseillère Sylvie Falardeau.

L’entente fait aussi en sorte que la nature des faits ou gestes reprochés à Émile Loranger dans la plainte resteront confidentiels.