Le pôle d’échanges sera situé à l’angle du boulevard Laurier et de l’avenue Lavigerie, là où le tramway se transformera en métro sur une longueur d’un kilomètre environ pour ressortir après le boulevard Hochelaga, près de l’école secondaire De Rochebelle.

Groupe Dallaire investit de 12 à 15 M$ pour le tramway

Le réseau structurant de transport en commun (RSTC) de Québec a déjà un partenaire privé : le Groupe Dallaire est prêt à investir 12 à 15 millions $ dans le pôle d’échanges Sainte-Foy ouest, qui donnera sur le projet immobilier Le Phare.

Ce terminus, le plus à l’ouest des quatre qui sont planifiés, aura une grande importance puisqu’il desservira à la fois le tramway et le trambus. Logiquement, ce serait aussi le premier point de correspondance en cas de raccordement avec le réseau de transport collectif de la rive sud.

Le pôle d’échanges sera situé à l’angle du boulevard Laurier et de l’avenue Lavigerie, là où le tramway se transformera en métro sur une longueur d’un kilomètre environ pour ressortir après le boulevard Hochelaga, près de l’école secondaire De Rochebelle. Le tramway continuera ensuite sa course vers le Chemin des Quatre-Bourgeois, grâce au prolongement de la rue Roland-Beaudin. 

Le chef de projet du RSTC, Benoît Carrier, a indiqué vendredi que le tunnel passerait sous l’avenue Lavigerie et non sous les terrains privés. «On va connecter une station souterraine au développement qui est prévu», a-t-il ajouté. 

Le projet Le Phare, estimé à 650 millions $, comptera une tour principale de 65 étages et trois tours plus petites (15 à 45 étages) incluant bureaux, logements, hôtel et commerces de proximité. Une salle de concert et une place publique avec animation quatre saisons font également partie des plans. Environ 3000 travailleurs et autant de résidents devraient y converger. 

Le promoteur Michel Dallaire, président et chef de la direction du Groupe Dallaire, a assisté à la présentation de la Ville de Québec, vendredi. «Je pense que Québec a besoin d’un transport collectif efficace et aujourd’hui je suis vraiment enchanté de voir qu’on va même migrer vers un tramway, un système très structurant», a-t-il commenté au Soleil

Lors du dévoilement des plus récentes maquettes du Phare, à l’automne 2016, un service rapide par bus (SRB) était représenté sur le boulevard Laurier et il était déjà question d’un terminus à proximité. Les deux projets ont été pensés concurremment, mais pas conjointement, a toujours soutenu M. Dallaire. 

«Je pense que les promoteurs doivent s’investir dans le transport collectif. Nous, dans le dossier du Phare, […] on a proposé de construire le terminus du RTC [Réseau de transport de la Capitale] à nos frais pour accéder au complexe et se connecter sur le tramway qui passe sur la rue Lavigerie», a fait valoir l’homme d’affaires vendredi. Celui-ci estime entre 12 et 15 millions $ l’investissement requis de sa part. 

Pas le seul 

Le Phare n’est pas le seul développement immobilier moussé par son entreprise qui profitera du passage du tramway. Le tracé se termine en effet dans le secteur Le Gendre, à Cap-Rouge, où le centre d’entretien principal du matériel roulant sera construit. Se dessine tout près un nouveau quartier résidentiel haut de gamme, le Domaine Le Gendre, piloté par le Groupe Dallaire. Pousse aussi à proximité le mégacentre commercial du IKEA, œuvre de Cominar, compagnie sœur du Groupe Dallaire.

Michel Dallaire réfute tout traitement de faveur. «Je suis le plus important propriétaire de terrains dans la région de Québec. Je suis localisé sur les principaux axes. Mettez-le où vous voulez, le tramway ou le trambus, il va passer quelque part à côté de mes sites. Il n’y a pas de lien, ça n’a rien à voir. Il y a des sites qu’on détient depuis 10, 15, 20 ans», réagit-il spontanément. 

M. Dallaire ajoute qu’il a quitté Cominar, fonds de placement immobilier créé par son père. Il en était toutefois le président et chef de la direction lors de l’annonce du retour d’IKEA à Québec avant de céder sa place en octobre pour devenir président du conseil des fiduciaires, poste qu’il a occupé jusqu’à la mi-février. 

L’Institut de développement urbain du Québec (IDU), dont Michel Dallaire assume la présidence du conseil d’administration, préconise depuis 2015 le recours au tramway pour faciliter les déplacements dans la capitale et propulser le développement économique de la région.  Avec Jean-François Néron

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LES NOUVELLES COMPOSANTES DU RÉSEAU DE TRANSPORT

Tramway

  • 23 kilomètres de rail en corridor réservé
  • Rame composée de cinq modules avec cabine de conduite à chaque extrémité
  • Propulsion à l’électricité par ligne aérienne de contact
  • 260 passagers
  • Priorité aux feux de circulation


Trambus

  • 17 kilomètres de voies strictement réservées au trambus
  • Autobus à trois modules (biarticulés)
  • Propulsion électrique avec batteries rechargeables sans contact aux terminus et aux stations 
  • 150 passagers
  • Priorité aux feux de circulation


Voies réservées

  • 16 kilomètres de voies réservées aux autobus 
  • Autobus standards et articulés
  • Propulsion hybride (diesel et électricité) migrant graduellement vers le tout électrique
  • Entre 70 et 120 passagers
  • Priorité aux feux de circulation