Le manoir Granby fait partie des cinq établissements à tomber en grève.

Grève illimitée dans cinq Résidences Soleil

Une grève illimitée de 300 travailleurs s’amorcera mardi matin dans cinq Résidences Soleil, ces établissements privés pour personnes âgées du Groupe Savoie.

La plupart des grévistes sont des préposés aux bénéficiaires, mais il s’agit aussi d’employés aux cuisines et à l’entretien. Ils sont membres de la section locale 106 du syndicat des Teamsters, affilié à la FTQ.

Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques des Teamsters, explique que leur rémunération est au coeur du litige, alors qu’un écart salarial de six dollars l’heure les sépare de leurs collègues du secteur public. Un «rattrapage salarial» s’avère essentiel pour éviter que la pénurie de main-d’oeuvre ne se propage au privé, faute de rétention de la main-d’oeuvre, fait-il valoir.

Les cinq établissements concernés sont ceux de Granby, de Laval, de Pointe-aux-Trembles, de Saint-Laurent et de Saint-Hilaire, où les mandats de grève avaient été appuyés par au-delà de 90 pour cent des membres selon M. Lacroix.

Les services essentiels y seront assurés, même s’il s’agit de résidences privées. Les résidants ne sentiront aucunement les effets du débrayage, insiste le porte-parole, qui croit même profiter de leur soutien.

«Ces gens-là sont très conscients, d’abord, de la qualité de travail que ces travailleurs et travailleuses-là donnent, et d’autre part, de l’écart salarial entre le privé et le public. Ce qu’on constate sur le terrain, de manière générale, c’est que nos aînés sont plutôt sympathiques à la cause de nos membres», souligne-t-il.

Face aux offres «nettement insuffisantes» des dernières semaines, Stéphane Lacroix n’exclut pas la possibilité que la grève s’étire sur plusieurs mois, à l’instar de celle de la Résidence Soleil de Sherbrooke, où les travailleurs sont toutefois affiliés à la CSN.

Le Syndicat des Teamsters avait initialement soulevé une menace de grève dans un total de six Résidences Soleil, mais une entente de principe est finalement intervenue à celle de Boucherville.

Invitée à réagir aux débrayages imminents, la direction des Résidences Soleil n’a pas répondu aux appels de La Presse canadienne lundi après-midi.