Pendant combien de temps la traverse Québec-Lévis sera-t-elle paralysée? La balle est dans le camp de l'employeur, selon le syndicat.

Grève des traversiers: «Ça sent la magouille», selon Labeaume

Le conflit de travail opposant les officiers mécaniciens et de navigation à la Société des traversiers du Québec (STQ) «sent la magouille», a lancé mercredi le maire Régis Labeaume, invitant le syndicat à s'expliquer.
«Je ne suis pas maire des traversiers, mais il me semble qu'il y a un déni de démocratie évident là-dedans. Il y a quelque chose qu'on ne comprend pas. Imaginez-vous le citoyen qui utilise le traversier qui lit dans les journaux, qui écoute dans les médias qu'il n'y avait aucun gréviste sur place, qu'il y avait une assemblée où il y avait cinq personnes. Comment le citoyen se sent là-dedans? Il va falloir que le syndicat s'explique et ça presse. C'est un service public important et ça sent la magouille», a commenté le maire de Québec, en marge d'une annonce municipale. 
«J'ai l'impression que si tous les travailleurs étaient allés voter, il n'y aurait pas de grève», a poursuivi M. Labeaume. 
Celui-ci avoue son impuissance dans le dossier, mais se sent le devoir de défendre les citoyens de Québec affectés par la rupture de services. «C'est insensé cette affaire-là.»
Les quelque 150 officiers mécaniciens et de navigation de cinq traverses sont en grève depuis mardi. À Québec-Lévis, plusieurs voix se sont élevées pour critiquer le processus de décision syndical. Peu de membres auraient voté sur la mise en oeuvre de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève alors qu'il n'y a pas de quorum pour qu'une proposition soit adoptée.