«Le transport en commun, c’est un enjeu régional. Avec Québec 21, fini les guerres de clocher. Le transport en commun va faire partie de ça aussi. On va s’asseoir avec nos partenaires, autant ceux de Lévis que ceux de la couronne nord, Stoneham, Lac-Beauport, toute la vallée de la Jacques-Cartier», a statué le chef Jean-François Gosselin, en conférence de presse à Val-Bélair, mardi.

Gosselin à la défense de l’autobus

Après avoir fait l’apologie d’un troisième lien routier Québec-Lévis, Québec 21 se pose maintenant en défenseur de l’autobus. Le parti associé à la droite vise un redéploiement régional des bus et une harmonisation des tarifs entre les deux rives. Il pourrait même réduire le prix d’un billet en fonction de la distance parcourue : plus un usager partirait de loin, moins ça lui coûterait cher.

«Le transport en commun, c’est un enjeu régional. Avec Québec 21, fini les guerres de clocher. Le transport en commun va faire partie de ça aussi. On va s’asseoir avec nos partenaires, autant ceux de Lévis que ceux de la couronne nord, Stoneham, Lac-Beauport, toute la vallée de la Jacques-Cartier», a statué le chef Jean-François Gosselin, en conférence de presse à Val-Bélair.

Ce dernier veut travailler à l’harmonisation des tarifs entre Québec et Lévis. Son candidat dans Saint-Louis–Sillery. Alexandre Pettigrew, qui se voit déjà à la tête du Réseau de transport de la Capitale (RTC), estime que le coût du laissez-passer métropolitain est «prohibitif». «128 $ pour être capable d’utiliser les deux services de transport en commun, c’est ridicule», a lancé le jeune homme. 

M. Pettigrew veut plus de «flexibilité» dans la tarification pour recharger sa carte OPUS à distance ou payer par carte de crédit ou de débit à partir du téléphone mobile, par exemple. 

Éventuellement, le candidat au poste de conseiller municipal voudrait moduler les tarifs en fonction du statut de l’usager, mais peut-être aussi de l’heure, de la distance ou du nombre d’arrêts desservis. 

«La modulation tarifaire doit être un incitatif aux gens de prendre le transport en commun. En partant, plus t’es loin de ton point, plus ton trajet va être long, moins ça va être intéressant de prendre le transport en commun. Donc pour balancer ça, une des stratégies qui pourrait être utilisée serait effectivement de baisser les tarifs» pour les usagers des banlieues, a-t-il fait valoir, précisant que ce n’était ni une annonce ni une promesse. 

Pour le reste, M. Pettigrew évoque un service «de proximité». «On rajoute des arrêts pour se rapprocher des citoyens. Oui, a contrario, c’est possible que le trajet soit un peu plus long, mais les citoyens préfèrent être assis dans le même autobus qui va être venu les chercher chez eux, au lieu d’avoir à marcher trop loin et surtout éviter les transferts. Un autobus qui vous amène du point A au point B le plus possible», a-t-il expliqué. 

La tendance actuelle, privilégiée par le RTC, est plutôt de réduire le nombre d’arrêts et faire marcher un peu plus les usagers pour que le bus gagne en vitesse et concurrence l’automobile. 

Pour orchestrer ces changements, Québec 21 veut moderniser le système d’exploitation du RTC. Cela permettrait aussi d’accumuler des données «big data» sur les utilisateurs et leurs habitudes pour mieux adapter le service, indique M. Pettigrew. Celui-ci croit possible de financer cet investissement de plusieurs millions de dollars en réaménageant le budget du RTC. Le parti d’opposition croit que les sommes disponibles pour le transport collectif sont suffisantes à Québec.