Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a célébré sa victoire électorale en compagnie de son père, Philippe.

Gilles Lehouillier haut la main à Lévis

C’est avec force que Gilles Lehouillier débute son deuxième mandat à la tête de la Ville de Lévis. Il a récolté 92 % des voix et il ne fait face à aucune opposition à la table du conseil municipal.

Heureux que les citoyens aient reconnu que son équipe touchait «la bonne cible» depuis quatre ans, M. Lehouillier refuse de croire qu’ils lui ont signé «un chèque en blanc» en élisant toute son équipe. «La barre est encore plus haute», croit M. Lehouillier, qui avait récolté 39 % des voix en 2013, alors qu’il faisait face à cinq opposants.

Au cours des quatre prochaines années, le maire s’engage à faire plus de place à ses conseillers et à en nommer quelques-uns à des postes importants. «J’aime ça, des têtes solides [...] On va continuer à faire les vrais débats de fond, entre nous, mais aussi publiquement, lorsque ce sera nécessaire.»

M. Lehouillier ne s’est pas empressé de féliciter son homologue de Québec, Régis Labeaume, pour sa réélection. Les deux hommes ne s’étaient pas encore parlés lorsque M. Lehouillier est venu célébrer sa victoire au bistro Évolution dimanche. 

Le maire de Lévis a gonflé le torse en campagne électorale, répondant vigoureusement aux attaques de M. Labeaume sur le défunt projet de service rapide par bus (SRB). Est-ce que le ton va maintenant changer? «On verra», répond M. Lehouillier. «Je lui lance le message que nous, on est prêts à travailler en collaboration.»

Le premier appel que M. Lehouillier fera lundi sera à Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports et responsable du dossier du troisième lien routier entre Québec et Lévis, afin de réitérer les exigences de sa ville. «Sur la fluidité de la circulation, oui, je serai assez abrasif.»

«J’ai fait de mon mieux»

Ayant récolté 8 % des votes, le candidat indépendant André Voyer était quand même satisfait d’avoir offert un choix aux Lévisiens. «J’ai fait ma campagne seul, alors j’ai fait de mon mieux», a-t-il commenté. M. Voyer a fait quelques propositions audacieuses au cours de la campagne, comme la construction d’un monorail, qui n’ont pas eu l’écho espéré. «J’ai été cantonné dans le rôle d’un farfelu, ce qui est extrêmement réducteur», déplore-t-il. 

Les conseillers Isabelle Demers (Villieu), Karine Lavertu (Charny), Amélie Landry (Bienville), Janet Jones (Christ-Roi) et Mario Fortier (Saint-Étienne) ont tous remporté leur siège avec de fortes majorités, au-dessus de 65 %. 

Lorsqu’il a déposé son bulletin de vote dans l’urne en matinée, le maire Gilles Lehouillier était déjà certain que son équipe serait majoritaire, 10 de ses candidats ayant été élus par acclamation le 6 octobre. Il s’agit de Steve Dorval (Notre-Dame), Karine Laflamme (Taniata), Réjean Lamontagne (Saint-Rédempteur), Clément Genest (Saint-Nicolas), Michel Turner (Breakyville), Guy Dumoulin (Saint-Jean), Brigitte Duchesneau (Saint-Romuald), Serge Côté (Saint-David), Fleur Paradis (Lauzon) et Ann Jeffrey (Pintendre).

Renouveau Lévis bredouille

Le parti Renouveau Lévis, qui présentait une équipe de quatre candidats, n’a pas réussi à faire une percée. «Notre déception, c’est tel que tel. Je suis plus déçu pour la population qui n’aura pas le droit à une opposition pour les informer de ce qui se passe», a commenté le chef Éric Lambert, qui ne remet toutefois pas en question l’existence du parti. 

Selon les données préliminaires disponibles en fin de soirée, le taux de participation s’est élevé à 35,8 % à Lévis.