La rectrice de l’Université Laval, Sophie D'Amours, a réagi à la suite des allégations concernant de possibles cas d’intoxication au GHB — la drogue du viol — sur le campus de l’Université Laval.

GHB à l'UL: des allégations choquantes

«C’est choquant», a réagi Sophie D’Amours à la suite des allégations concernant de possibles cas d’intoxication au GHB — la drogue du viol — sur le campus de l’Université Laval.

«On a reçu une allégation à l’effet qui aurait eu des gestes déplorables et on fait l’enquête institutionnelle actuellement, explique la rectrice de l’établissement d’enseignement. 

On a utilisé notre mécanisme qu’on a annoncé dans le cadre de notre politique pour la lutte contre les violences à caractère sexuel et [une] équipe multidisciplinaire intégrée s’est mise à l’œuvre.» 

Il n’y aurait pas d’information pour le moment qui indiquerait que des gestes de violences sexuelles auraient été posés, a fait savoir Mme D’Amours qui a d’ailleurs reconnu l’efficacité de l’équipe multidisciplinaire. «Vous comprenez que l’Université Laval — 43 000 étudiants plus les employés, il peut circuler ici à peu près 60 000 personnes, c’est l’équivalent d’une petite ville — on n’est pas à l’abri de défis qu’on retrouve dans la société. 

Celui-là malheureusement existe, il nous dérange, on veut agir. Dès qu’on aura les informations, si on est capable d’alléguer les faits, si on est capable de retracer des personnes qui ont commis des actes criminels […], on va agir.»

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Sophie D'Amours heureuse de «ses» ministres 

La rectrice de l’Université Laval a hâte de travailler avec le nouveau ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

«J’ai très hâte d’avoir des discussions avec le nouveau ministre qui, par ailleurs, est impliqué depuis longtemps pour l’éducation, qui est intéressé et actif du côté de l’enseignement supérieur», dit Sophie D’Amours, au lendemain de la composition du premier Conseil des ministres du gouvernement Legault. 

Sans vouloir dire si elle était déçue qu’un ministère ne soit plus uniquement dédié à l’Enseignement supérieur, Mme D’Amours a s’est contenté d’offrir son soutien au ministre Roberge. 

«C’est un gros mandat l’éducation de 4 ans à 25 ans […], mais on sera là pour l’aider et on va voir à l’usage. Ça dépend toujours de la façon dont les choses sont faites, donc on va travailler avec le ministre. On va voir comment on peut l’aider à accomplir sa grande responsabilité.» 

Au sujet de Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme D’Amours s’attend à ce qu’elle ait «un rôle très important dans la région de Québec». 

«Ça va être un plaisir de travailler avec elle. Et puis, c’est quelqu’un qui comprend aussi les enjeux des universités, qui comprend la dynamique économique et socioéconomique de la région de Québec.». Aucune rencontre n’a cependant été prévue pour l’instant entre la rectrice et les nouveaux ministres.