Port de Québec

Gaston Déry quitte l'Administration portuaire de Québec

Le président du comité de relations avec la communauté de l'Administration portuaire de Québec (APQ), Gaston Déry, quitte son poste. Ce n'est pas la controverse des derniers mois qui l'incite à partir, dit-il, mais le besoin de «gagner sa vie».
M. Déry a fait part de sa décision à la quinzaine de membres du comité, qui se réunissait jeudi. «Je suis travailleur autonome maintenant. Il faut que je gagne ma vie», a-t-il justifié et répété au Soleil, lundi. «J'ai donné presque deux ans. J'ai donné au comité son envol et, je le crois, sa crédibilité», a ajouté le consultant en environnement.
M. Déry avait été nommé en mai 2012 par le président-directeur général du Port, Mario Girard, qui voulait doter l'organisation d'un forum pour discuter des projets portuaires et consulter la population. Il était alors vice-président Développement durable chez Roche, emploi qu'il a quitté en septembre. Il est toujours président des Amis de la Vallée du Saint-Laurent.
Poussière rouge et silos
Depuis ses débuts, le comité a été appelé à regarder les épineux dossiers de la poussière rouge et du nickel émanant du Port et des silos à granules de bois en construction à l'anse au Foulon. M. Déry assure que la controverse des derniers mois n'a «rien à voir» avec sa décision. C'est plutôt le temps qu'il n'a plus.
De quelques heures par mois, l'investissement grimpera bientôt à quelques heures par semaine car le comité sera davantage sollicité lors de la mise en application du nouveau plan d'action en développement durable du Port, qui sera dévoilé prochainement.
Anick Métivier, porte-parole de l'APQ, convient que la tâche sera plus lourde, bien que toujours bénévole. «On l'a dit : on veut communiquer davantage et communiquer mieux», insiste-t-il. Cela suppose que davantage de dossiers passeront par le filtre du comité de relations avec la communauté. Jusqu'à maintenant, l'exercice est jugé «très bénéfique», selon M. Métivier.
Le nouveau président du comité n'a pas encore été choisi. Le Port est en «recherche active», assure le porte-parole du Port. «Ça prend quelqu'un qui est à l'aise de travailler autant avec la Chambre de commerce que les citoyens.»
Quant à lui, M. Déry ne rejette pas l'idée de travailler désormais comme consultant pour le Port ou d'autres entreprises maritimes, précisant qu'il n'y a pas d'offre sur la table actuellement. «S'il y a des mandats, je serais extrêmement heureux de le faire», dit-il.