22% des sondés prévoient payer leur voyage avec leur carte de crédit et le rembourser plus tard.

G7: Des impacts négatifs à prévoir sur le tourisme

Un sondage Léger réalisé pour le compte de CAA-Québec a démontré vendredi que le G7, les 8 et 9 juin prochains, refroidira les touristes québécois, à court et moyen terme du moins.

Selon le sondage, qui a été réalisé auprès de 1005 Québécois entre le 20 et le 27 avril 2018, le quart des voyageurs éviteront en effet de se rendre à Québec pendant le sommet international. 

Dans Charlevoix, ce sont le tiers qui éviteront la région qui a été pourtant si populaire en saison estivale, dans les dernières années. Certains envisageraient même d'éviter le secteur pendant tout l'été.

Fait intéressant: de manière générale, selon le sondage, l'ensemble des destinations québécoises semblent en baisse chez les voyageurs. Le Québec, à 35%, est en diminution par rapport à l'an dernier, au profit des vacances à la maison.

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Dans le reste du Canada, les intentions demeurent relativement les mêmes, sauf en Ontario. Dominant l'an dernier, la province voisine au Québec est en chute libre en 2018. Ce sont donc les provinces de l'Atlantique qui prennent la tête des destinations au Canada. L'Ouest, en forte hausse, semble piquer la curiosité des étrangers cette année. 

Le sondage Léger réalisé en ligne pour le CAA-Québec entre les 20 et 27 avril derniers précise que le mois d’août demeure la période la plus populaire pour les vacanciers.

Le voyage en automobile sera prisé par 65% des Québécois alors que 21 % voyageront en avion.

Si de prendre des vacances implique de sacrifier d’autres achats à court terme, 60% des répondants sont prêts à le faire. La proportion de vacanciers qui accordent un montant de moins de 2000 $ à leurs vacances diminue, alors que la catégorie 2000 $ à 5000 $ est en hausse.

«On peut penser que les gens choisissent de voyager, peu importe l'état de leurs finances. Que ce luxe qu'on se paie est de moins en moins négociable. Ça se comprend avec le style de vie effréné qu'on mène. Parfois, on a besoin de prendre ce temps d'arrêt, de décrocher complètement, à tout prix», explique à ce sujet le VP voyages de CAA-Québec, Philippe Blain.

À crédit d'abord

D’autre part, 22% des sondés prévoient payer leur voyage avec leur carte de crédit et le rembourser plus tard.

Or, une proportion «non négligeable» de voyageurs (à savoir 13%) voyageront sans une assurance voyage pour les soins médicaux. Une erreur, selon CAA-Québec. «Vérifier ses couvertures d'assurance et s'en procurer une, ça prend quelques minutes et ça évite potentiellement bien des ennuis. Personne n'a envie de se retrouver à la une des journaux après une mésaventure à l'étranger et d'organiser une campagne de sociofinancement pour payer une facture de soins médicaux aussi élevée que son hypothèque», insiste Suzanne Michaud, vice-présidente aux assurances de l'entreprise.

Quant aux prix de l’essence, qui ont fortement augmenté au cours des derniers mois, ils influenceront 30% des vacanciers. La majorité des répondants prévoient aller moins loin ou réduire les dépenses dans les divertissements ou les restaurants.

À 35%, les Québécois prévoient voyager dans leur province, une légère baisse par rapport à l’an dernier. Les provinces de l’Atlantique prennent la tête des destinations canadiennes favorisées; l’Ouest canadien est en forte hausse par rapport à 2017 alors que l’Ontario est en chute libre.

L’intérêt pour les États-Unis est stable, à 13%.

L’Europe attire 8% des voyageurs québécois, les trois principales destinations prévues étant la France, l’Italie et le Danemark.

En tout, 1005 Québécois ont répondu au sondage dont la marge d’erreur est évaluée à plus ou moins 3,1%. Avec La Presse canadienne.