Les étudiantes se déplaceront dans les établissements privés et publics afin de discuter avec ses résidents, leur donner de l’information ou les coordonnées de personnes ressources. Le but étant toujours de mettre un frein à la maltraitance des personnes aînées.

Futures polices à la rencontre des aînés

Cet été, quatre étudiantes en techniques policières iront visiter quelque 1200 personnes aînées dans leurs résidences sur le territoire de l’agglomération de Québec. L’objectif est d’accroître le sentiment de sécurité chez les personnes rencontrées.

Le programme À la rencontre des aînés du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) existe depuis 2014. En 2018, les étudiants en techniques policières du Campus Notre-Dame-de-Foy ont rejoint ceux du Cégep Garneau pour offrir des visites durant la session d’hiver et celle d’automne. Ce sera la première fois que des étudiants sont engagés pour la saison estivale. 

«Quand on fait de la prévention, on va dans des colloques, dans un kiosque de la FADOQ... Mais, règle générale, les gens qui vont se déplacer là, ce ne sont pas les plus vulnérables. Les gens les plus vulnérables sont ceux qui ne veulent pas sortir de chez eux. C’est eux qu’on veut aller chercher. C’est pour ça qu’on les rencontre chez eux, dans leur intimité», explique le capitaine Christian Mailly, du Module des crimes majeurs du SPVQ qui supervisera les activités de cet été. 

Depuis le début du programme, près de 75 interventions policières ont été réalisées en raison de situations observées après des visites, que ça soit pour de la maltraitance ou pour de mauvaises conditions de vie. 

«À partir du moment que des situations nous sont signalées, que l’on n’aurait pas découvert autrement, pour moi, c’est un succès. Que ce soit une personne ou dix personnes, juste une c’est un plus. Il y a aussi beaucoup d’interventions qui ne sont pas mesurables. Il y a beaucoup de fois, on n’a pas su ce qui se passait, mais on a donné de bonnes ressources et les personnes aînées ont pu régler leur problème», ajoute le capitaine Mailly.

Les étudiantes se déplaceront dans les établissements privés et publics afin de discuter avec ses résidents, leur donner de l’information ou les coordonnées de personnes ressources. Le but étant toujours de mettre un frein à la maltraitance des personnes aînées. 

L’opération estivale, qui se déroulera du 2 juin au 23 août, nécessite un investissement d’environ 30 000 $.

«Avec ça, on essaie de faire une différence et d’améliorer la qualité de service aux citoyens», termine Christian Mailly.