Vendredi, les travailleurs s'affairaient autour du dernier édifice encore debout, parmi des amoncellements de gravats.

Futur terminus de la Pointe-aux-Lièvres: fin prochaine de la démolition

Une fois terminé, l'impressionnant chantier de démolition sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres, à un jet de pierre de l'autoroute Laurentienne, devrait faire place pendant quelques mois à un terrain gazonné, avant le début de la construction d'un terminus du Réseau de transport de la capitale (RTC).
Vendredi, plusieurs travailleurs de machinerie lourde s'affairaient autour du dernier édifice encore debout, parmi des amoncellements de gravats et des nuages de poussière. L'hiver dernier, le RTC comptait bien pouvoir amorcer les travaux de démolition avant le début de l'été, mais la grève des travailleurs de la construction est venue bouleverser l'échéancier. La démolition devrait être terminée dans les prochaines semaines.
Le début des travaux du terminus est prévu pour 2019, après la phase de conception, explique le porte-parole du RTC, Alexandre Lavoie. «Entre-temps, le terrain demeurera inoccupé et sera recouvert de gazon et autres végétaux, ajoute-t-il. En ce qui a trait aux arbres, un seul a été abattu puisqu'il était situé trop près de l'édifice et serait tombé de toute façon pendant l'excavation. Ceux qui sont à l'avant seront conservés.»
«En septembre, poursuit M. Lavoie, des sondages archéologiques auront lieu afin de déterminer s'il y a lieu de procéder à des fouilles plus approfondies compte tenu de la localisation du chantier.»
Le RTC s'était porté acquéreur pour 6 millions $ du terrain où étaient situés deux édifices appartenant au fédéral afin de pallier la disparition du terminus de la rue du Roi, dans la foulée du réaménagement de la Place Jacques-Cartier. La nouvelle infrastructure devait être «complémentaire» au projet de service rapide par bus (SRB), avait déclaré au Soleil, l'hiver dernier, le président du RTC, Rémy Normand.
«Le projet de la Pointe-aux-Lièvres était conçu pour servir aux deux usages [ndlr, autobus et SRB], mais il est pertinent et nécessaire que nous ayons un terminus dans le secteur avec ou sans mode structurant», mentionne M. Lavoie.