«Il est possible que les débats sur les réseaux sociaux que mènent les tenants de l’une et de l’autre option donnent une impression de forte division dans le parti», souligne Sol Zanetti, le chef d'Option nationale.

Fusion QS-ON: «rien n'est joué», dit Zanetti

Lors de leur congrès de la fin de semaine, les délégués de Québec solidaire devraient avaliser sans trop de difficulté l’entente de principe intervenue plus tôt cet automne entre leur parti et Option nationale. Les pronostics ne sont pas aussi positifs du côté de cette dernière formation, où des militants se prononceront une semaine plus tard, le 10 décembre.

L’heure de vérité approche pour ce projet de fusion. Début octobre, les solidaires Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, ainsi que le chef d’ON, Sol Zanetti, ont présenté l’entente de principe qu’ils ont conclue entre eux. C’est maintenant à leurs membres de l’avaliser ou de la rejeter.

Tout en cherchant à ne pas avoir l’air de tenir quoi que ce soit pour acquis, Manon Massé ne paraît pas douter qu’une majorité de solidaires diront oui.

Du côté d’Option nationale, Sol Zanetti se fait plus prudent. «Rien n’est joué», dit-il en entrevue.

«Il est possible que les débats sur les réseaux sociaux que mènent les tenants de l’une et de l’autre option donnent une impression de forte division dans le parti. Je pense qu’effectivement il y a des gens qui sont très, très, très contre et qu’il y a des gens qui sont très, très, très enthousiastes. Mais il est vraiment difficile de dire quelle proportion est la plus grande avant d’arriver au congrès.»

M. Zanetti ajoute «ne pas être particulièrement inquiet». Il précise qu’il ne quittera pas Option nationale, même si une majorité des membres présents le 10 décembre devaient décider de rejeter ce qu’il estime être une «opportunité extraordinaire de faire avancer le mouvement».

Québec solidaire compte quelque 17 000 membres, tandis qu’Option nationale en comptabilise un peu moins de 2000. Au scrutin général de 2014, QS a obtenu 7,63 % des voix; ON, 0,73 %.

Commentant ce projet de fusion, plus tôt cet automne, le chef péquiste, Jean-François Lisée, s’était moqué des résultats électoraux d’Option nationale. Il avait pris un malin plaisir à souligner que son score aux dernières élections générales n’était «même pas dans la marge d’erreur» d’un sondage.