Le ministre Jean-Yves Duclos

Financement du transport en commun : une bonne nouvelle, selon Duclos

Le député et ministre fédéral Jean-Yves Duclos estime que les villes de Québec et de Lévis, tout comme le gouvernement du Québec, doivent se réjouir que le gouvernement du Canada soit prêt à payer 40 % des nouveaux projets de transport en commun au pays car auparavant, la contribution d'Ottawa était à zéro.
«La bonne nouvelle, c'est qu'il y a maintenant 40 %. En l'absence de ce plan d'appui au transport collectif du gouvernement canadien, c'est le gouvernement du Québec et les municipalités qui auraient assumé le 100 % au complet. C'était comme ça que c'était prévu depuis quelques années, avant l'élection du nouveau gouvernement», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique au Soleil, jeudi.
M. Duclos a rappelé que le gouvernement québécois a ramassé toute la facture des grands projets de transport en commun à Montréal, notamment le métro, tandis qu'en Outaouais, le service rapide par bus (SRB) a été payé à hauteur de 80 %, toujours par Québec.
Le libéral voit donc dans l'annonce du nouveau fonds fédéral «une bonne nouvelle», «un appui considérable pour Québec, la région de Québec pour alléger le fardeau des municipalités et faire en sorte que ce projet (le SRB Québec-Lévis) se réalise le plus rapidement possible».
Les deux villes concernées et le gouvernement Couillard ont toujours espéré un partage moitié-moitié des investissements entourant le SRB, estimés entre 1 et 1,4 milliard $. Si Québec n'augmente pas sa participation, les municipalités devraient trouver une bonne centaine de millions $ pour faire circuler les bus articulés dans des voies réservées des deux côtés de la rive.
Réagissant lui aussi à cette nouvelle, le maire suppléant de Lévis, Robert Maranda, s'est aussitôt tourné vers le gouvernement provincial pour remplir le trou de 100 millions $ creusé par le fédéral. Selon le conseiller municipal, la réponse doit venir dans le budget de la semaine prochaine. «Pour l'instant, nous on demeure quand même confiants. Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement provincial. Mais il est certain qu'on aurait aimé avoir des indications un peu plus précises dans le budget fédéral», a-t-il commenté.  
M. Maranda considère qu'il y a encore du temps pour trouver les sommes requises pour construire les 43 kilomètres de voies réservées du SRB puisque la Banque de l'infrastructure du Canada ne sera pas créée avant la fin de l'année.
Le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont, croit lui aussi que le provincial est capable d'en faire plus. Il rappelle que le développement du réseau (achat d'autobus, abribus, voies réservées, etc.) est déjà financé à hauteur de 75 %. Il ne voit pas pourquoi la barre serait fixée à 50 % dans le cas du SRB.
«Le premier ministre avait lui-même dit qu'il mettait ces projets-là en priorité. On va voir s'il est capable d'accoter», a-t-il souligné.