En marge de l'inauguration des nouveaux sentiers au boisé du parc des Moulins, samedi, François Blais n'a pu garantir que les gouvernements provincial et fédéral financeraient à 100% le projet de SRB à Québec.

Financement du SRB: tout dépend du fédéral, estime le ministre Blais

Le député de Charlesbourg et ministre responsable de la Capitale-­Nationale, François Blais, fait porter au gouvernement fédéral le fardeau d'une potentielle facture refilée à Québec et à Lévis pour le projet de service rapide par bus (SRB).
Comme l'a fait plus tôt cette semaine le ministre des Transports, Laurent Lessard, M. Blais n'a pu garantir samedi que les gouvernements provincial et fédéral financeraient à 100 % le projet de SRB à Québec. «Pour le moment, c'est encore sous examen. [...] Les discussions les plus importantes seront avec le fédéral. Il faut absolument savoir bientôt quelle sera la participation du gouvernement fédéral», a-t-il laissé entendre en marge de l'inauguration des nouveaux sentiers au boisé du parc des Moulins, sur les terrains de l'ancien Jardin zoologique de Québec.
Message reçu
Les maires Gilles Lehouillier et Régis Labeaume ont répété cette semaine leur désir de voir les deux ordres de gouvernement assumer l'entièreté des coûts associés au projet. «Je comprends très bien le message des villes», répond à cela M. Blais. 
Souhaitant se faire rassurant, il mentionne que «le fédéral a annoncé des sommes importantes d'investissement au Canada pour la modernisation des transports en commun. Le REM [Réseau électrique métropolitain] à Montréal est exactement dans cette lignée-là - le premier ministre Trudeau ne l'a pas caché du tout -, le SRB est aussi dans la même lignée. On est donc confiant qu'on aura un apport, un soutien important du gouvernement fédéral.»
Lundi, le maire Gilles Lehouillier s'est dit inquiet que sa municipalité se voit refiler entre 10 et 25 % de la facture du projet, soit des coûts de 100 à 250 millions $. «Le scénario d'un financement exclusivement provincial obligerait ainsi les villes à absorber 25 % du montant. Avec la participation d'Ottawa, cette contribution baisserait à 10 %», a-t-il indiqué.