«Ça fait six ou sept ans que je demande de l’aide. Je l’ai obtenue la première fois l’an passé, mais les élus ont décidé de ne pas la renouveler», se désole le président d’Autobus Breton, Pierre Breton.

Fin du lien interurbain Saint-Georges–Québec par Autobus Breton

Autobus Breton doit mettre fin à son lien interurbain Saint-Georges–Québec parce que les trois MRC desservies lui ont refusé une aide financière d’un peu plus de 30 000 $.

L’entreprise assurait le service depuis au moins 1992. À l’époque, quelque 35 000 personnes embarquaient à bord des autocars. Mais les temps ont bien changé. L’an passé, seulement 13 000 personnes ont pris l’autocar à partir d’un des deux allers-retours quotidiens offerts 365 jours par année, une baisse d’achalandage intenable pour l’entreprise.

«Depuis 10 ans que j’essuie des pertes. On parle d’environ 150 000 $ par année», confirme le président d’Autobus Breton, Pierre Breton. «Ça fait six ou sept ans que je demande de l’aide. Je l’ai obtenue la première fois l’an passé, mais les élus ont décidé de ne pas la renouveler», se désole-t-il.

Les maires des MRC de Beauce-Sartigan, de La Nouvelle-Beauce et de Robert-Cliche ont refusé d’octroyer pour 2019 la somme d’environ 35 000 $ payée au prorata de leur population. Une aide obligatoire pour obtenir celle du gouvernement du Québec qui peut atteindre un maximum de 150 000 $. En 2017, Québec avait allongé près de 100 000 $.

M. Breton s’explique mal la décision des élus locaux, surtout que l’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités font campagne auprès des partis politiques en campagne électorale pour l’amélioration du service interurbain. 

«On dit que la main-d’œuvre étrangère doit s’établir en région. Comment pensez-vous que ces gens-là viennent en Beauce pour travailler? Ils n’ont pas de permis ni d’auto», illustre M. Breton.

Au fil des ans, plusieurs régions du Québec ont vécu une diminution ou une rupture du service du transport collectif interurbain parce que le privé ne peut plus essuyer les pertes encourues.

L’arrêt du service doit être effectif à compter du 1er janvier 2019.