Avec les membres du service d’incendie de Pont -Rouge, <em>Le Soleil</em> a visité les lieux de «party» les plus populaires.
Avec les membres du service d’incendie de Pont -Rouge, <em>Le Soleil</em> a visité les lieux de «party» les plus populaires.

Feux extérieurs et canicule: la prévention pour éviter le pire [VIDÉO]

Avec l’amalgame de conditions difficiles telles que la canicule, le manque d’eau potable et le danger extrême de feu de forêt, les pompiers de chaque municipalité sont sur leurs gardes. Le Soleil a pu prendre place à l’intérieur d’une auto de patrouille du service d’incendie de Pont-Rouge lundi dernier, et ainsi participer à un exercice de sensibilisation auprès des citoyens.

Ces exercices font partie des tâches quotidiennes des pompiers et premiers répondants de la caserne de Pont-Rouge, dans le secteur de Portneuf. 

«Tous les jours depuis la canicule, des préposés se promènent 7 jours sur 7 pour rencontrer les citoyens. C’est un combat de tous les jours d’avoir un foyer conforme… La semaine passée, on a éteint un début d’incendie dans les arbres en avant d’une maison, le citoyen avait allumé un feu d’artifice. Le citoyen ne s’était pas informé», raconte Vincent Couvrette, directeur du Service de la sécurité publique de Pont-Rouge.

Et les feux d’artifice ne sont pas seulement populaires pendant la Saint-Jean… Les pompiers peuvent en voir tous les soirs d’été.

Ils font donc de la surveillance, mais surtout informent convenablement les citoyens qui auraient échappé aux consignes. On avertit ceux qui arrosent leur pelouse alors qu’il est interdit de le faire, on met un terme aux soirées arrosées où un feu extérieur a été allumé, et surtout, on empêche que des feux d’artifice soient envoyés dans les airs. 

Même si les conséquences de ces actions interdites sont importantes, il y a toujours quelques personnes qui défient les règles.

«Dans la majorité des cas, les gens ne sont pas au courant, notre travail est de bien les informer. Pour l’arrosage par exemple, on finit par bien connaître les secteurs… Dans 97 % des cas, les gens sont sympathiques ils disent qu’ils ne le savaient pas et arrêtent, mais il y en a toujours quelques-uns qui ne voudront pas écouter, alors là on peut donner des constats d’infraction», indique M. Couvrette.

Pendant l’heure de patrouille, un citoyen arrosait ses plantes avec son boyau d’arrosage. Vincent Couvrette lui a donné de la documentation et a expliqué le problème d’eau qui sévit dans le secteur. 

Vincent Couvrette, directeur du Service de la sécurité publique de Pont-Rouge

Les pompiers de Pont-Rouge écoutent les ondes des municipalités voisines sur leur radio, pour qu’ils soient prêts à intervenir si elles ont besoin de renfort. Pendant notre heure de patrouille, quelques débuts d’incendie ont été signalés à Saint-Raymond et Saint-Basile, une cigarette lancée dans du paillis ou un petit feu extérieur dont les étincelles sont tombées dans les arbres.

«Ça ne pardonne pas. Avec un temps de chaleur comme ça, une cigarette dans du paillis ou un pot de fleurs, ça allume tout de suite. Il faut faire encore plus attention.»

Et avec le confinement, les gens essaient de s’occuper de toutes les façons. 

«Avec la Saint-Jean qui approche, c’est arrivé tous les jours, des feux allumés. Les jeunes se cherchent des lieux tranquilles pour fêter. Souvent, ils viennent de l’extérieur de Pont-Rouge. En début de saison, nos interventions sont plus fréquentes, en fin de saison, les gens ont appris», indique M. Couvrette.

Les groupes d’amis se trouvent un petit secteur entouré de boisé, un peu caché, près de la rivière Jacques-Cartier qui traverse la municipalité. Ils s’y installent quelques heures pour passer un bon moment. Ils laissent derrière eux les traces de leur feu allumé. 


« Ça ne pardonne pas. Avec un temps de chaleur comme ça, une cigarette dans du paillis ou un pot de fleurs, ça allume tout de suite. Il faut faire encore plus attention. »
Vincent Couvrette, directeur du Service de la sécurité publique de Pont-Rouge

Le Soleil a visité les lieux de «party» les plus populaires pour trouver plusieurs feux récemment éteints. 

«Ces feux-là ont été allumés pendant l’interdiction. C’est extrêmement dangereux, pour les avertir, il suffit d’être là au bon moment. Quand on les attrape sur le fait, on leur demande s’ils savent que c’est interdit, ensuite on leur demande d’où ils viennent. On a vraiment une approche de sensibilisation», explique M. Couvrette.

Une bonne communication

La Ville de Pont-Rouge est avant-gardiste dans sa manière de communiquer avec ses habitants. Avec l’application «IDSide–Echo», elle peut envoyer des messages d’alerte aux citoyens inscrits, à tout moment. Les messages apparaissent directement sur les téléphones intelligents, avec plusieurs documents d’information. 

«Pour éviter les problèmes, notre meilleure publicité, c’est de se rendre sur place et dire aux gens de télécharger notre application. Comme ça, on est certain qu’ils seront au courant des consignes en vigueur et des dangers», note le directeur de la Sécurité publique de Pont-Rouge.

Dans le cas de sinistres, les habitants sont joints instantanément, pas besoin d’attendre la nouvelle dans les médias, les services d’urgence informent les citoyens des dangers plus rapidement.

«Le secret, c’est la prévention. On a lancé une alerte pour l’eau il y a quelques jours, et on le voit dans notre consommation d’eau, avec les chiffres, on voit que les gens écoutent.»

Il y a aussi l’option d’un appel automatisé pour les lignes fixes, pour ceux qui n’ont pas de téléphone intelligent. 

La Ville de Pont-Rouge a acquis l’application il y a deux ans, elle est utilisée de façon optimale depuis l’automne, il fallait inciter les gens à télécharger l’application. La Ville calcule qu’un foyer sur quatre est abonné aux alertes, 1025 personnes sont inscrites, sur à peu près 4600 foyers. 

Parmi les villes qui se sont dotées de l’application, Pont-Rouge est celle qui l’utilise le plus, elle entretient une bonne communication avec ses résidents.