Le rugby a été un «coup de foudre» pour Fabiola Forteza. Elle ne s’en tanne pas, l’athlète a toujours la même excitation avant chaque partie. Elle a toujours hâte de mettre les pieds sur le terrain.

Fabiola Forteza: coup de foudre pour le rugby

Fabiola Forteza joue au rugby depuis le secondaire trois, déjà on l’avait placée dans une équipe avec les élèves plus vieilles, parce qu’elle avait beaucoup de potentiel. Ses entraîneurs ne se sont pas trompés, 10 ans plus tard elle est nommée athlète par excellence au Canada.

«J’étais surprise, je ne m’en attendais pas du tout. Mais j’étais surtout contente d’être avec mon équipe pour recevoir le prix. Et finalement, ça devrait être un prix d’équipe cette mention-là», avoue-t-elle.

À la fin du mois d’octobre, la femme de 24 ans a été élue athlète de rugby féminin par excellence, lors du banquet annuel de USports. Toute son équipe était là pour célébrer avec elle.

Au moment de l’entrevue, Forteza était en tournée à San Diego avec l’équipe canadienne senior de rugby. Les joueuses sont entre autres choisies par leur performance lors des parties universitaires. Elle et ses coéquipières ont d’ailleurs pu se mesurer contre plusieurs équipes américaines. 

Forteza a joué dans quatre équipes différentes de rugby cette année, celle du Rouge et Or, l’équipe provinciale, nationale ainsi qu’avec le Club de rugby de Québec. 

«J’adore ça. On dirait que plus j’y joue, plus j’aime ça. Plus j’y joue, plus j’ai de la confiance et je comprends plus le jeu. C’est un sport tellement riche, on peut botter, courir, lancer le ballon, il y a de multiples facettes au jeu.»

Le rugby a été un «coup de foudre» pour Forteza. Elle ne s’en tanne pas, l’athlète a toujours la même excitation avant chaque partie. Elle a toujours hâte de mettre les pieds sur le terrain.

Juste un début

La jeune femme a rencontré plusieurs embûches au cours de sa carrière sportive. Il y a eu des hauts, mais aussi des bas. Forteza était excellente, ceux qui ont croisé son chemin vous le diront, mais elle n’était pas à l’abri des blessures. Celles-ci l’ont même écartée du terrain pendant près d’un an.

«Oui, ça m’a déjà traversé l’esprit d’arrêter, c’était après beaucoup de blessures. Je me disais que c’était peut-être un signe que m’envoyait mon corps. Finalement, c’était plus fort que moi, je n’ai pas été capable de lâcher. Aujourd’hui, je suis en pleine forme, alors je pense que j’ai pris la bonne décision de continuer.»

La saison 2019 était la dernière pour l’athlète au sein du Rouge et Or, elle aura complété ses cinq saisons d’éligibilité. Avec un baccalauréat en kinésiologie déjà en poche, elle achèvera bientôt sa maîtrise en nutrition. 

«Ça ne s’arrête pas là, c’est le début d’autres choses. Je suis présentement avec l’équipe canadienne et mon objectif est de continuer, et de faire les sélections jusqu’à la coupe du monde de 2021 en Nouvelle-Zélande. Mon souhait est d’y participer. C’est sûr que je ne vais pas arrêter de jouer.»

Un équilibre

Quatre équipes sportives? Ça fait beaucoup d’engagements pour une étudiante. Pour Forteza, le rugby et l’école lui permettaient de conserver un équilibre. 

«Un équilibre social aussi, j’ai créé beaucoup de liens d’amitié, on devient une petite famille. J’ai toujours été capable de combiner les deux», note-t-elle. 

Elle juge que son sport lui aura appris beaucoup de choses, à tous les niveaux. Ce qu’elle retient le plus, c’est l’humilité. Le lien avec ses coéquipières a pris une place importante dans sa vie. 

«Tout ce que tu fais, c’est pour l’équipe, pour faire gagner tout le monde. L’engagement et les efforts que tu fais, ce sont des objectifs plus grands que tes objectifs individuels. Tu penses juste à réussir avec ton équipe. Ça m’a énormément apporté en tant que personne.»

Côté professionnel, Fabiola Forteza espère travailler en tant que kinésiologue auprès d’athlètes paralympiques, tout en offrant des conseils nutritionnels. 

«Je baigne dans la haute performance depuis longtemps, comme athlète. J’ai fait des stages en sports adaptés et ça m’a donné ce goût-là. Ça demande beaucoup de créativité et d’adaptation, et j’aime ça», termine-t-elle.