Le F.-A.-Gauthier n’a subi «que des dommages superficiels» lors de sa dérive au port de Trois-Rivières, jeudi midi, a annoncé la Société des Traversiers du Québec.
Le F.-A.-Gauthier n’a subi «que des dommages superficiels» lors de sa dérive au port de Trois-Rivières, jeudi midi, a annoncé la Société des Traversiers du Québec.

F.-A.-Gauthier à la dérive: pas de dommages majeurs

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Le F.-A. Gauthier n’a subi «que des dommages superficiels» lors de sa dérive au port de Trois-Rivières, jeudi midi, a annoncé la Société des Traversiers du Québec. Le traversier devra cependant effectuer certains tests en mer avant de pouvoir reprendre du service.

Après avoir fait inspecter le malheureux bateau par des plongeurs, la Société des traversiers du Québec (STQ) affirme «qu’aucun dommage structurel qui peut compromettre son intégri» ne semble avoir été causé par l’incident survenu jeudi midi dans le port de Trois-Rivières.

Lors d’une manœuvre pour tourner le bateau, un câble le reliant à un des deux remorqueurs chargés de l’opération a cédé, entraînant le navire dans une zone du fleuve peu profonde et rocheuse. «Ce qu’on voit est rassurant jusqu’à présent, affirme le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie. Il y a toujours des craintes quand un appareil entre en contact avec quelque chose», ajoute-t-il.

La bateau ne semble pas avoir subi de dégâts importants, mais il reste certains tests à faire, notamment en mer, avant que le F.-A. Gauthier ne puisse reprendre officiellement du service. Il n’est pas question pour l’instant de repousser la date où il sera de retour sur la liaison Matane–Baie-Comeau–Godbout, soit le 6 novembre.

Appel au respect envers les employés de la STQ

Dans un communiqué qui a été retiré par la suite, la STQ a souhaité rappeler quelques faits après avoir été témoins de certains commentaires et propos qu’elle jugeait «incacceptables et déplacés» sur la compétence et de la responsabilité de ses employés.

«La compétence de l’équipage et du capitaine du NM F.-A. Gauthier n’a pas à être remise en doute après l’incident d’hier», écrit la STQ dans le communiqué, notant du même coup que «le capitaine en question, quoique présent à bord, n’était pas en charge des opérations». «On a décidé de défendre nos employés qui était pris à parti parce que les commentaires qui remettent en doute la compétence de nos employés et de nos capitaines sont injustes et irrespectueux. Si la STQ a quelque chose à se reprocher, on ne se défilera pas, mais on tient à mettre les choses au clair», conclut Alexandre Lavoie.

Comme le requiert la procédure, c’est un pilote de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent qui était à la barre du navire. «Le pire a été évité grâce au professionnalisme de tous les intervenants, incluant notre pilote, les capitaines des remorqueurs et l’équipage du navire», écrit la corporation, notant que «les informations recueillies jusqu’ici semblent pointer vers un malheureux bris d’équipement», et non pas un geste accidentel.