Les forages pétroliers sur l’île d’Anticosti font débat depuis plusieurs années.

Exploration pétrolière à Anticosti: Legault corrige les propos de Julien

François Legault a fermé la porte à l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti mercredi, quelques heures après que son nouveau ministre des Ressources naturelles, Jonatan Julien, l’ait laissée entrouverte.

«Il n’y a aucun intérêt de notre part. Il n’y a pas de projet sur la table», a soutenu M. Legault. Ces derniers jours, des pétrolières ont manifesté leur intérêt à reprendre des forages exploratoires sur cette île du Saint-Laurent. Ces entreprises avaient espoir que la Coalition avenir Québec casse la décision du gouvernement Couillard, qui avait mis fin à l’exploration en 2017. 

Pour M. Legault, il n’est pas question de rouvrir le dossier. Surtout que l’île d’Anticosti est devenue candidate pour s’inscrire sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. «On va suivre le processus de l’UNESCO», a assuré le premier ministre. 

Plus tôt en journée, le ministre Jonatan Julien s’était montré moins affirmatif. «S’il y a des projets [d’exploration pétrolière] qui arrivent, on va les regarder.»

Il avait toutefois qualifié la question «d’hypothétique» et avait soutenu que ce qui guiderait son gouvernement, c’est «l’acceptabilité sociale» de tels forages.

Des années de débat

Les forages pétroliers sur l’île d’Anticosti font débat depuis plusieurs années. Le gouvernement péquiste de Pauline Marois les avait autorisés, mais le gouvernement libéral de Philippe Couillard les a interrompus avant que le potentiel gazier et pétrolier de l’île ne soit connu. 

À ce moment, l’intention du gouvernement libéral était de protéger et de conserver le caractère naturel de l’île d’Anticosti.

Le gouvernement a toutefois dû débourser des dizaines de millions de dollars pour compenser les compagnies pétrolières avec lesquelles des contrats ont été rompus.