La ministre déléguée à la Santé publique et responsable du projet de loi sur le cannabis au Québec, Lucie Charlebois

Ex-ministres fédéraux dans l’industrie du cannabis: réactions divergentes à Québec

Les ministres québécois Lucie Charlebois et Jean-Marc Fournier ne voient pas du même oeil le fait que plusieurs ex-ministres libéraux fédéraux aient des intérêts financiers dans l’industrie naissante du cannabis.

«Vous verrez pas mon nom là et je vous dirais que ces gens-là ont à faire un examen de conscience», a soutenu mercredi Mme Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique et responsable du projet de loi sur le cannabis au Québec. 

Elle réagissait aux révélations récentes du bureau d’enquête de Québecor, selon lesquelles plusieurs ex-ministres du Parti libéral du Canada sont liés d’une façon ou d’une autre à l’industrie du cannabis. 

La ministre soutient qu’elle et ses collègues du Québec ne peuvent être liés à cette industrie, étant donné leur code d’éthique. «Je crois que nous, on a déjà pris des dispositions au Québec. Il va falloir faire pareil ailleurs», a-t-elle lancé, en faisant référence au gouvernement fédéral. 

Chasse aux sorcières

Interrogé quelques minutes plus tard, le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier n’était pas du même avis. Le fait que d’anciens libéraux fédéraux brassent des affaires dans l’industrie de la marijuana, «ça ne m’indispose pas», a-t-il réagi. 

Selon lui, il ne faut pas prêter de mauvaises intentions à ces personnes ou au gouvernement en place. «Faut pas s’imaginer que le processus est fait pour ces 4 ou 5 personnes-là […] Honnêtement, là on est dans une chasse aux sorcières pour des intentions qui n’ont aucun fondement.»