En novembre dernier, le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, invitait la société québécoise à accompagner le Collège dans sa réflexion sur l'euthanasie.

Euthanasie: le monde médical en pleine réflexion

Le début aujourd'hui des travaux d'une commission sur le droit de mourir dans la dignité vient coiffer un automne où cette délicate question a été au coeur des débats.
Les enjeux reliés à la fin de vie et à une éventuelle décriminalisation de l'euthanasie au Québec ont fait l'objet d'une réflexion chez les représentants du monde médical ces derniers temps. Trois de ses principales organisations se présenteront d'ailleurs devant les parlementaires dès cet après-midi.
Le Collège des médecins a lancé le bal dès 2006 en mandatant un comité d'éthique clinique de réfléchir à la question. Au printemps, le Collège a promis de donner une réponse aux recommandations du comité en novembre. La conclusion : une ouverture timide au fait que l'euthanasie «devrait faire partie des soins appropriés en fin de vie».
Le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, s'était toutefois gardé de trancher la question, invitant plutôt la société québécoise, mais aussi le Barreau du Québec et l'Ordre des infirmières à accompagner le Collège dans la suite de la réflexion.
Cette annonce de la position du Collège avait été précédée, à la mi-octobre, du dévoilement d'un sondage de la Fédération des médecins spécialistes montrant que 75 % de ses membres étaient «certainement ou probablement» favorables à la légalisation de l'euthanasie dans un contexte bien balisé.
Résultats semblables du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens qui s'est livrée au même exercice. Dans les deux cas, les fédérations professionnelles insistaient sur l'importance d'inclure le patient et ses proches dans le processus de décision.
Autant de données qui risquent bien de se retrouver dans les mémoires que chaque organisme défendra aujourd'hui.