Lancée en 2017, l’application d’Espace Park offre aujourd’hui un peu moins de 400 cases en location à Québec, à Montréal, à Trois-Rivières et à Toronto. De ce nombre, 150 sont à Québec.

Espace Park veut devenir le Airbnb du stationnement

À la veille de son second anniversaire, Espace Park, une entreprise de Québec dans l’économie de partage de stationnements privés, est en pleine croissance. Son créateur mène d’ailleurs un projet-pilote avec la SDC Limoilou.

Liam Garneau a eu l’idée de développer une application pour partager des stationnements privés après avoir été confronté à l’absence de places de stationnement sur les terrains du Cégep Garneau. Pourquoi ne pas louer les places libres sur les stationnements des maisons des alentours, s’est-il dit. De cette réflexion est née Espace Park (www.sharingparking.com), avait-il expliqué au Soleil il y a un an et demi.

En novembre 2017, l’application offrait 150 cases en location. Aujourd’hui, elle en compte un peu moins de 400 dans la capitale, à Montréal, à Trois-Rivières et à Toronto. De ce nombre, 150 sont à Québec.

«Ça a commencé plus lentement que prévu, mais depuis quelques mois on a un rythme de croissance soutenu. On nous compare parfois au Airbnb du stationnement», se flatte M. Garneau.

Le principe de fonctionnement est simple. Vous partez au travail pour la journée et voulez rentabiliser votre case de stationnement? Vous devez vous inscrire sur la plateforme pour louer votre espace à l’heure, à la journée ou au mois. Espace Park garde 30 % du tarif de location. 

Vous cherchez un espace de stationnement à louer dans un secteur de la Ville, vous consultez la carte interactive du site Web ou de l’application pour voir les disponibilités.

Flairer la bonne affaire

La Société de développement commerciale de Limoilou a flairé la bonne affaire. Elle s’est associée à M. Garneau dans le cadre d’un projet-pilote.

«Nous avons contacté tous nos membres pour connaître leur besoin de stationnement pour leurs employés, raconte le directeur de la SDC, Sébastien Chamberland. Nous avons ensuite transmis cette liste à M. Garneau. Pour nous, c’est intéressant de faire connaître l’application parce que ça libère des stationnements sur rue. On veut qu’ils demeurent disponibles pour la clientèle.

Parallèlement à cette démarche, M. Garneau doit aussi promouvoir son application auprès du grand public pour augmenter le parc de stationnement. «Si c’est concluant, on va faire des démarches avec les autres SDC de la Ville de Québec», avance-t-il.

Potentiel énorme

Le potentiel de stationnement non utilisé en ville est énorme. Il pense à cette association avec l’église du Mile End à Montréal. «Ils ont 80 stationnements. Ça a pris un mois et tout était loué. Ce qui est bien, c’est que nous prenons tout en charge. Ça ne coûte rien à implanter», explique encore M. Garneau.

Ce dernier estime qu’un propriétaire perçoit un revenu moyen de 1200 $ par an. «Tout le monde ne peut prendre le transport en commun à cause de certaines contraintes. Notre plateforme permet d’exploiter les stationnements déjà existants sans devoir en construire de nouveaux», soutient l’entrepreneur.

Le 1er juin marquera le second anniversaire d’Espace Park. Et M. Garneau a des projets d’expansion plein la tête. «On devrait continuer à se développer. On aimerait prochainement faire de la prospection aux États-Unis. Nous voudrions aussi améliorer l’application pour permettre la location de stationnement dans les garages fermés.»